Les images de dévastation qui nous proviennent de Turquie sont effroyables et posent la question des causes de cette catastrophe. Car si le premier séisme a été puissant, il n’est pas le seul responsable du drame qui se joue en ce moment.

Cela fait deux jours maintenant que les habitants du sud de la Turquie et du nord de la Syrie vivent au rythme des secousses sismiques. Les dégâts sont considérables et le nombre de morts (6 200 décès) ne cesse d'augmenter au fil des heures, malgré le travail acharné des secouristes. Mais que s'est-il exactement passé pour en arriver à une telle catastrophe ? Comme toujours, plusieurs facteurs se sont additionnés.

Des constructions qui ne suivent pas les normes parasismiques

Le premier est bien sûr le risque sismique auquel est soumise toute la région frontalière entre la Turquie et la Syrie. L'importante faille est-anatolienne, qui court sur 500 km environ, marque en effet la limite entre deux plaques tectoniques : la plaque arabe au sud, et la plaque anatolienne au nord. Celle-ci est prise en sandwich avec la plaque eurasienne. La poussée qu'engendre la plaque arabe fait donc lentement glisser le bloc anatolien vers l'ouest, le long de cette grande faille active, bien connue des sismologuessismologues. Cette faille, dite décrochante, est similaire dans son fonctionnement à la fameuse faille de San Andreas en Californie. Ce type de faille peut produire des séismes très puissants car peu profonds, du même ordre d'intensité que ceux que connait le Japon par exemple.

Carte montrant la configuration tectonique, avec la plaque arabe imprimant une poussée vers le nord et éjectant le bloc anatolien vers l'ouest. Ce mouvement est à l'origine de deux grands systèmes de failles : la faille nord-anatolienne et la faille est-anatolienne. C'est sur cette dernière, tout à l'ouest, qu'a eu lieu le séisme de ce 6 février 2023 © Mikenorton, Wikimedia Commons, CC by-sa 3.0

Mais, contrairement à ce dernier cas, le potentiel de destruction est bien plus important en Turquie. Le Japon est en effet à la pointe de la technologie en ce qui concerne les normes de constructionsconstructions parasismiques, alors que la Turquie, qui présente pourtant un aléa sism...
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