« Il est des biens et des services qui doivent être placés en dehors des lois du marché. Déléguer notre alimentation, notre protection, notre capacité à soigner (…) à d’autres est une folie. » Ces belles paroles d’Emmanuel Macron, prononcées le 12 mars 2020, n’ont été suivies d’aucune des « décisions de rupture » que le chef de l’État promettait alors d’ « assumer ».
Il n’y a toujours, en France, aucun service public du médicament ni aucune liste de molécules essentielles dont il faudrait sécuriser l’accès pour la population. Résultat : les pénuries se multiplient. Entre 2016 et 2022, le nombre de « signalements » a été quasiment multiplié par huit, passant de 405 à plus de 3 000, touchant des produits très courants, co...
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