Aux Deux-Alpes, les saisonniers en piste pour la grève

Humanite - 06/02
Les travailleurs des remontées mécaniques se mobilisent depuis janvier pour faire reconnaître la pénibilité de leur activité hivernale, percutée par les réformes du marché du travail engagées par Emmanuel Macron.

Deux-Alpes, Grenoble (Isère), envoyé spécial.

Armée d’une pioche presque aussi grande qu’elle, Sandrine dégage le verglas à coups secs et réguliers. Hôtesse d’accueil, elle est chargée d’orienter les touristes qui descendent des télécabines parties de la station iséroise des Deux-Alpes, mais aussi d’assurer leur sécurité. En cet après-midi de février où le thermomètre affiche – 4° C à 2 600 mètres d’altitude, la femme de 52 ans a le sourire : un grand soleil illumine les pistes blanches et offre au quidam une superbe vue sur la vallée. Un job de rêve, alors ? Pas vraiment, oppose Sandrine. « Même quand il y a une tempête, on doit être dehors pour aider les clients. On travaille dans le froid, à haute ­altitude. Quand on rentre le soir, on est lessivé », souffle-t-elle.

L’ancienne agente d’exploitation sur les remontées mécaniques, qui se plaint de « tendinites » et d’ « engelures » liées, ­assure-t-elle, à ses conditions de travail, soutient le mouvement de mobilisation contre la réforme des retraites qui a vu le jour, le mois dernier, dans les stations de ski. Le 23 janvier...
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