Deux-Alpes, Grenoble (Isère), envoyé spécial.
Armée d’une pioche presque aussi grande qu’elle, Sandrine dégage le verglas à coups secs et réguliers. Hôtesse d’accueil, elle est chargée d’orienter les touristes qui descendent des télécabines parties de la station iséroise des Deux-Alpes, mais aussi d’assurer leur sécurité. En cet après-midi de février où le thermomètre affiche – 4° C à 2 600 mètres d’altitude, la femme de 52 ans a le sourire : un grand soleil illumine les pistes blanches et offre au quidam une superbe vue sur la vallée. Un job de rêve, alors ? Pas vraiment, oppose Sandrine. « Même quand il y a une tempête, on doit être dehors pour aider les clients. On travaille dans le froid, à haute altitude. Quand on rentre le soir, on est lessivé », souffle-t-elle.
L’ancienne agente d’exploitation sur les remontées mécaniques, qui se plaint de « tendinites » et d’ « engelures » liées, assure-t-elle, à ses conditions de travail, soutient le mouvement de mobilisation contre la réforme des retraites qui a vu le jour, le mois dernier, dans les stations de ski. Le 23 janvier...
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