Art contemporain africain : les ventes aux enchères s'intensifient

Sylvie Rantrua - LePoint - 06/02
ÉVOLUTION. D'abord considéré comme une niche puis comme un marché émergent, l'art contemporain africain est devenu un incontournable des ventes aux enchères.

En une décennie, tout a changé ! Le marché de l'art contemporain africain s'est fait une place de plus en plus visible, à Paris, Londres ou New York mais aussi sur le continent. Les grandes maisons de ventes aux enchères – Sotheby's, Bohams, Piasa, ou Artcurial – lui consacrent des vacations dédiées. Outre un phénomène de mode indéniable, les acheteurs apprécient la qualité des œuvres, le regard des artistes et aussi des prix qui restent accessibles.

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Sous le marteau… la concurrence

Les ventes aux enchères se sont multipliées. Sur la place de Paris, en 2016, la maison de vente Piasa a été la première à créer un département dédié à la création contemporaine africaine. Depuis ses premières vacations, les résultats ont grimpé. En novembre 2019, la vente a atteint plus de 1,43 million d'euros et celle de février 2020, 1,5 million, juste avant le Covid.

Le tableau The King Is Dead du Camerounais Marc Padeu a surpris par l'intérêt qu'il a suscité à la vente aux enchères de la maison Piasa en 2019. © FRANCOIS MALLET
Cependant, Piasa n'est pas restée longtemps seule sur la place de Paris, même si Drouot ou Cornette de Saint-Cyr organisaient de temps des ventes sur cette spécialité. Ainsi, d'une seule maison qui organisait deux ventes par an, en 2016, on en compte désormais trois, avec Artcurial et Bohams, qui a ouvert une antenne parisienne en 2021, chacune organisant au moins deux grandes ventes par an sur ce thème. 

Sur le calendrier de la place de Paris, on a donc au minimum trois vacations chaque semestre dédiées à l'art moderne et contemporain africain. « L'offre est bea...
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