Ce samedi 4 février au soir (heure française), le ballon espion qui survolait les États-Unis a explosé. Une séquence visible sur les images de TF1 en tête de cet article.
CNN, qui s'appuie une source gouvernementale, affirme que l'armée américaine a "tiré" sur l'objet. La séquence vidéo montre un avion passer à proximité de l'objet peu après son explosion.
Plus tôt, le régulateur aérien aux États-Unis avait annoncé que trois aéroports du pays étaient fermés pour raisons de sécurité. Il s'agissait de ceux de Wilmington (Caroline du Nord), Myrtle Beach et Charleston (Caroline du Sud), situés sur la côte est du pays. "La FAA a suspendu les départs et les arrivées à l'aéroport de Wilmington (en Caroline du Nord), l'aéroport international de Myrtle Beach et l'aéroport international de Charleston (Caroline du Sud) dans le cadre d'une mesure de sécurité nationale prise par le département de la Défense" américain, a-t-elle annoncé dans un communiqué.
"Nous allons nous en occuper", avait déclaré plus tôt Joe Biden, à qui il était demandé de réagir sur l'affaire, qui a jeté un froid sur les relations entre Washington et Pékin, et provoqué le report d'une visite du chef de la diplomatie américaine Antony Blinken en Chine. Le président américain venait d'atterrir à bord d'Air Force One à Syracuse, dans l'État de New York, où il doit passer quelques heures. Après ces quelques mots, il était immédiatement monté dans une voiture.
Selon des médias américains, le ballon chinois, dont le Pentagone assure qu'il s'agit d'un ballon "espion", a été observé samedi au-dessus de la Caroline du Nord, sur la côte est des États-Unis. Pékin a reconnu qu'il s'agissait bien d'un appareil venu de Chine, mais assuré qu'il s'agissait d'un "aéronef civil, utilisé à des fins de recherches, principalement météorologiques". L'engin aurait "dévié de sa trajectoire", avait ajouté un porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, en exprimant les "regrets" de son pays pour cette violation "involontaire" de l'espace aérien américain.
Le ballon a notamment volé au-dessus de l'État du Montana (ouest), qui abrite des silos de missiles nucléaires, avant de se déplacer vers l'est. Il a été jusqu'ici décidé de ne pas l'abattre, en raison des risques posés par d'éventuels débris pour les personnes au sol, avait expliqué un haut responsable du Pentagone.
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