La salle est pleine à craquer. Les ordinateurs portables se chevauchent sur les tables trop petites. Les députés sont serrés comme des sardines, comme en manifestation. Pourtant, tous ne défilent pas dans le même sens en commission des Affaires sociales, qui examine le projet de réforme des retraites depuis lundi. « Qu’est-ce qu’ont bien pu mériter les Français pour que vous leur tapiez sur la tronche avec ce mauvais projet ? La réponse est assez simple : on a un gouvernement de banquiers. Vous avez choisi de faire payer les pauvres parce qu’ils sont les plus nombreux. Vous avez décidé de câliner la fin...
[Courte citation de 8% de l'article original]