Quand le musée devient une boîte de nuit

Juan Gallego Benot - El País - 28/01
L'installation de Pauline Boudry et Renate Lorenz dans le parc du Retiro est le dernier exemple d'un phénomène en pleine expansion : les spectacles inspirés de la culture club dans les centres d'art

Trop tentant : lumières stroboscopiques, corps en mouvement comme jamais auparavant, libération sexuelle, drogues de créateurs, tension érotique la nuit, espaces liminaux... Il était inévitable que les artistes s'intéressent à la culture club qui a proliféré dans les années soixante et qui depuis, il est devenu l'une des formes de loisir les plus distinctives de notre époque. Les salles des musées d'art contemporain ont accueilli avec enthousiasme un grand nombre d'œuvres, monographies, performances et parcours chronologiques de ce phénomène culturel aux multiples facettes, encouragé par son caractère transversal et multimédia. Les clubs symbolisent une forme supérieure de loisirs pour les personnes de tous horizons et classes sociales, des boomers de l'immobilier des années 1990 aux perdants du néolibéralisme. Et les personnes queer, racisées et migrantes, condamnées à la marginalisation le jour, ont pu aussi se retrouver la nuit, au rythme de la musique électronique.

La fin de la fête en 2020 a insufflé une certaine nostalgie de ces nuits interminables, où les corps en sueur partagent le même air pollué et plein de ce que l'on appelle désormais ...
[Courte citation de 8% de l'article original]

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