Que vaut le nouvel album d’Aya Nakamura ?

Anne-Sophie Jahn - LePoint - 26/01
Le quatrième opus de la chanteuse francophone la plus écoutée au monde déçoit. Un zouk plat, vaguement latino, mis à part une ou deux exceptions.

On avait pourtant envie d'aimer ! Parce que peu manient la langue française avec autant de liberté, de sagacité et d'humour. Parce qu'on ne peut s'empêcher de dodeliner le corps sur « Djadja », « La dot », « Copines » et « Pookie ». Parce qu'elle est un modèle de femme noire, forte, indépendante, qui se fiche du qu'en-dira-t-on, et fait, seule, des choix tranchés pour sa carrière (comme de refuser des collaborations avec Angèle et Iconoclast ou de devenir sa propre manageuse).

Aya Nakamura avait inventé un genre. Sa manière de faire traîner de sa voix grave des voyelles entrecoupées d'onomatopées sur un beat pop afro zouk est inédite et irrésistible. On était touché par le destin de cette « gow »(fille) qui cherche un bon « Djo » (ga...
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