Vaincre ou mourir : un anti-grand spectacle [critique]

Première - 24/01
Une fresque historique qui se voudrait épique, mais qui ne parvient qu'à faire de son propos réac le cache-misère de son cruel manque de moyens.

Une fresque historique qui se voudrait épique, mais qui ne parvient qu'à faire de son propos réac le cache-misère de son cruel manque de moyens.

Vaincre ou mourir choisit son camp dès le départ. Le film s'ouvre sur une étonnante séquence : un montage d'écrivains et d'historiens, filmés dans le clair-obscur d'une belle bibliothèque, introduisant le sujet -les guerres de Vendée- à la façon d'un épisode de Secrets d'histoire. Parmi les intervenants, un certain Reynald Secher, qui conclut cette intro en chuchotant sur un fondu au noir le mot qui selon lui résume le mieux cet atroce conflit : "l'honneur... l'honneur...". Outre l'écho sans doute involontaire (mais assez marrant) avec les derniers mots de Kurtz dans Au cœur des ténèbres et évidemment Apocalypse Now ("l'horreur... l'horreur"), la séquence montre immédiatement de quel côté se situe Vaincre ou mourir. Secher ...
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