Flambée du carburant : les prix du gazole et de l'essence continuent de grimper

LCI - 23/01
[VIDÉO] - Les prix à la pompe continuent d'augmenter la semaine du 16 au 22 janvier. Le gazole a augmenté de 3,2 centimes par litre, le SP95-E10 de 3,8 centimes par litre. La hausse est en partie due à la fin de la ristourne gouvernementale fin décembre, mais cela n'explique pas tout.

Les prix à la pompe continuent d'augmenter la semaine du 16 au 22 janvier.
Le gazole a augmenté de 3,2 centimes par litre, le SP95-E10 de 3,8 centimes par litre.
La hausse est en partie due à la fin de la ristourne gouvernementale fin décembre, mais cela n'explique pas tout.

La hausse des prix à la pompe se poursuit pour la troisième semaine de janvier. Selon les chiffres du ministère de la Transition écologique, les tarifs des carburants ont continué de grimper la semaine du 16 au 22 janvier. Le prix du gazole a augmenté de en moyenne de 3,2 centimes par litre par rapport à la semaine précédente, pour s'établir à 1,9162 euro le litre. L'essence Super SP95 - E10 coûte en moyenne 1,8748 euro le litre, soit une hausse de 3,8 centimes par litre sur sept jours. Ces prix à la pompe évoluent, en partie et avec un décalage, en fonction  du cours de l'or noir. Le baril de Brent (159 litres), qui fait référence en Europe, augmente lui de 4,7 dollars sur la semaine pour atteindre un total de 83,9 dollars le baril.

La baisse des prix à la pompe n'est pas pour tout de suite

Le prix des carburants est en augmentation depuis plusieurs semaines. Si la hausse est en partie due à la fin de la ristourne gouvernementale fin décembre, remplacée par une indemnité carburant plus ciblée, la fin de ce coup de pouce n'explique pas tout. Les prix toujours élevés de l'essence et du gazole s'expliquent notamment par le fait que les fluctuations des prix du pétrole mettent plus de temps à se répercuter dans les stations-essence, et évidemment, les prix à la pompe augmentent plus vite qu’ils ne baissent.

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Par ailleurs, toutes les entreprises de la chaîne de valeur (distributeur, raffinage, etc.) subissent de plein fouet les hausses des prix du gaz et de l'électricité nécessaires à leur fonctionnement et répercutent ces augmentations sur les tarifs des carburants. La baisse des prix à la pompe n’est donc sans doute pas pour tout de suite, surtout qu’un embargo européen sur le pétrole russe va entrer en vigueur le 5 février prochain. Cette mesure pourrait aggraver la situation, en particulier pour le diesel, largement importé de Russie.

Marius BOCQUET

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