Retraites : ils seront 50.000 à devoir décaler leur départ cette année

LCI - 23/01
[VIDÉO] - Ils seront les premiers à essuyer les plâtres de la réforme. Le projet de loi sur les retraites, présenté en Conseil des ministres, lundi 23 janvier, pourrait conduire un futur retraité sur quinze à décaler son départ. Le Haut conseil des finances publiques (HCFP) estime que la réforme aura "un impact très faible sur les finances publiques en 2023".

Ils seront les premiers à essuyer les plâtres de la réforme.
Le projet de loi sur les retraites, présenté en Conseil des ministres, lundi 23 janvier, pourrait conduire un futur retraité sur quinze à décaler son départ.
Le Haut conseil des finances publiques (HCFP) estime que la réforme aura "un impact très faible sur les finances publiques en 2023".

Pour eux, la retraite, ce sera un peu plus tard. La hausse de l'âge légal de départ dès septembre, mesure phare de la réforme présentée par le gouvernement, lundi 23 janvier, en Conseil des ministres, va avoir un premier effet concret. Parmi les futurs retraités de 2023 - sans doute plus de 700.000, comme les années précédentes - un sur quinze va partir plus tard que prévu. 

"Le relèvement de trois mois de l'âge légal", censé passer à 62 ans et 3 mois au 1er septembre prochain, "pourrait conduire (...) de l'ordre de 50.000 personnes à décaler leur départ", annonce le Haut conseil des finances publiques (HCFP) dans son avis, rendu public lundi, sur le projet de loi qui lui a été transmis. Un texte dont le "caractère incomplet" ne lui permet pas "d'évaluer l'incidence de moyen terme" de la réforme, qui doit porter l'âge légal à 64 ans en 2030, au rythme de trois mois par an.

Des recettes générées "insuffisantes"

"Compte tenu des informations disponibles", cette mesure d'âge "entraînerait une baisse des dépenses" de 200 millions d'euros dès cette année. Le "maintien dans l'emploi" de ces actifs doit aussi générer "des recettes supplémentaires", non chiffrées mais qui "devraient être faibles", relève l'organisme indépendant placé auprès de la Cour des comptes. En tout cas insuffisantes pour compenser la revalorisation des petites pensions, "dont le coût (...) a été provisionné à hauteur de 400 millions".

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En y ajoutant 100 millions pour "des mesures sur la pénibilité et l'usure professionnelle" et autant pour celles "en faveur des transitions emploi-retraite", l'ardoise des "dépenses supplémentaires" s'établit à 600 millions d'euros. Soit un "coût net estimé à 400 millions", poursuit le HCFP. Ainsi, "la réforme des retraites aura un impact très faible sur les finances publiques en 2023".

La rédaction TF1

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