Berlin ouvre la voie à la livraison de chars. L'Allemagne ne "s'opposera pas" à la volonté de la Pologne de livrer des chars Leopard à l'Ukraine, qui les réclame avec insistance, si Varsovie en demande l'autorisation. "Si on nous posait la question, nous ne nous y opposerions pas", a déclaré, dimanche 22 janvier, au micro de LCI, la cheffe de la diplomatie allemande Annalena Baerbock. "Pour l'instant, la question n'a pas été posée" par la Pologne, tenue de faire une demande officielle à Berlin, a précisé la ministre du parti des Verts, qui gouverne en coalition avec les sociaux-démocrates d'Olaf Scholz et les libéraux.
Olaf Scholz mis sous pression... Le Premier ministre polonais, Mateusz Morawiecki, est une nouvelle fois monté au créneau, qualifiant d'"inacceptable" le refus de Berlin de fournir des chars lourds Leopard à l'Ukraine, susceptibles d'avoir un impact significatif sur le champ de bataille. "L'Histoire nous regarde et l'Allemagne vient malheureusement d'échouer", a jugé la libérale Marie-Agnes Strack-Zimmermann, présidente de la commission de la défense du Bundestag. Dans l'opposition, les conservateurs regrettent les atermoiements du chancelier. "La décision (...) dépend de beaucoup de facteurs et est prise à la chancellerie", a rappelé le ministre allemand de la Défense Boris Pistorius, dans un entretien à la chaîne ARD.
... mais il reste évasif sur les chars Leopard. Alors que la décision finale lui appartient, le chancelier allemand, Olaf Scholz, s'est toujours refusé à se prononcer sur la question des livraisons directes ou indirectes à Kiev de chars Leopard. De nouveau interrogé, il ne s'est pas montré plus coopératif, répétant la nécessité d'agir en concertation avec les alliés de l'Ukraine sur la question de livraisons d'armes. "La manière dont nous avons agi par le passé est toujours étroitement coordonnée avec nos amis et alliés et nous continuerons à agir en fonction de la situation concrète", a-t-il simplement commenté.
Berlin et Paris réaffirment leur soutien à Kiev. La France et l'Allemagne continueront de soutenir l'Ukraine "aussi longtemps que nécessaire" et de façon "indéfectible", ont promis Olaf Scholz et Emmanuel Macron. "Nous continuerons de fournir à l'Ukraine, aussi longtemps que nécessaire, tout le soutien dont elle aura besoin", a déclaré le chancelier allemand, lors d'une cérémonie à la Sorbonne, à l'occasion du 60e anniversaire du traité de réconciliation entre l'Allemagne et la France. "Ensemble, en tant qu'Européens, afin de défendre notre projet de paix européen". Succédant au dirigeant du Parti social-démocrate (SPD) à la tribune, le président français a réaffirmé le "soutien indéfectible" des deux pays au peuple ukrainien "dans tous les domaines". "Après le 24 février, notre union ne s'est ni divisée ni dérobée à ses responsabilités", a-t-il insisté.
Emmanuel Macron "n'exclut rien" pour les chars Leclerc. La France ne s'interdit pas de livrer des chars de combat lourds Leclerc à Kiev, qui réclame, notamment à l'Allemagne, des chars Leopard 2. "Pour ce qui est des Leclerc, j'ai demandé au ministre des Armées d'y travailler. Rien n'est exclu et cela s'apprécie en effet collectivement", a déclaré le président français, au côté du chancelier allemand, Olaf Scholz. "Trois règles sont étudiées" pour acter ces livraisons, a toutefois précisé le chef de l'État. "Que cela ne soit pas escalatoire, que cela puisse apporter un soutien réel et efficace à l'Ukraine, (...) en regardant à quel moment ce matériel puisse être utilisé. Et enfin, que cela n'affaiblisse pas nos...
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