De la période actuelle jusqu'au début mars, c'est un cocktail d'événements autour de l'art contemporain africain et du film panafricain que nous proposons de partager avec vous. Classés dans le respect d'une chronologie progressive, ils se déroulent autant en Europe qu'en Afrique, et quelquefois sur les deux continents.
Dans son nouvel espace, en face de la 193 Gallery, son fondateur, César Lévy propose une programmation spéciale, autour d'ateliers-résidences destinés à privilégier la création dans un espace qui devient un atelier laboratoire, mais aussi les rencontres entre artistes, visiteurs et collectionneurs. Jusqu'au 15 février, carte blanche est donné au Burkinabè Hyacinthe Ouattara, premier artiste invité. La pièce qu'il élabore, au centre de l'espace, grandit et évolue au fil des jours. Elle fait partie de sa série « Empreinte » et sera exposée en février lors de la foire 1-54 à Marrakech. Cette sculpture est faite de pièces de tissu, patiemment assemblées. « J'aime la spontanéité avec la gestuelle du travail qui prend une route, dessine un chemin. Je suis dans cette quête de l'ambivalence de l'existence humaine », explique Hyacinthe. Le tissu n'est pas un simple matériau. Les morceaux qu'il travaille sont soigneusement choisis. Il les chine dans les brocantes, les vide-greniers ou chez Emmaüs. Chacun porte son histoire. L'œuvre devient « un condensé de traces de temps et de vies autour des chutes et morceaux de tissus noués. Ces derniers ont une âme très forte pour moi, car je vois les vêtements et bouts de tissus comme une métaphore de l'homme, comme identité d'une société ou encore une réflexion sur la mémoire finalement universelle », détaille-t-il.
C'est à la Galerie 193, au 21 rue Béranger, 75003 Paris, jusqu'au 15 février.
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