Les Américains pessimistes. Ce vendredi 20 janvier, le chef d'état-major américain, Mark Milley, a estimé qu'il serait "très très difficile" pour l'armée ukrainienne de déloger les soldats russes de leur territoire d'ici à la fin de l'année 2023. "D'un point de vue militaire, je maintiens encore qu'il sera très très difficile d'expulser les forces russes de toutes les zones d'Ukraine occupées", a déclaré le général Mark Milley, chef d'état-major américain, lors d'une réunion des alliés sur le soutien militaire à Kiev.
"En revanche, ce qui est possible c'est de continuer à stabiliser le front. C'est une perspective réaliste. Cela dépend des fournitures promises [par les Occidentaux] et des formations [dispensées par l'Occident aux soldats ukrainiens]", a-t-il poursuivi lors d'une conférence de presse à Ramstein (Allemagne), à l'issue d'une réunion des pays alliés de l'Ukraine.
En tout état de cause, les États-Unis disent s'attendre à une contre-offensive de l'Ukraine au printemps, a déclaré le secrétaire américain à la Défense Lloyd Austin, soulignant qu'il s'agissait pour les alliés d'aider Kiev à s'y préparer, via l'octroi d'aides militaires massives. "Nous avons ici une fenêtre d'opportunité entre maintenant et le printemps... dès qu'ils commencent leur opération, leur contre-offensive", a-t-il déclaré aux journalistes. "Ce n'est pas une longue période et nous devons réunir les bonnes capacités", a-t-il ajouté.
"Comme toutes les guerres, celle-ci se terminera par des négociations. Cela dépend de la volonté des Ukrainiens et des Russes. Le président russe peut mettre fin à la guerre lui-même. C'est lui qui l'a commencé, c'est lui qui peut la finir", a martelé le chef d'état-major américain. Cet appel aux négociations est formulé depuis plusieurs mois par la France. Volodymyr Zelensky a d'ores et déjà fixé une dizaine de conditions, dont une appelant au départ de Vladimir Poutine.
Dans l'optique de cette offensive, les États-Unis ont annoncé, ce vendredi, l'octroi d'une aide de 2,5 milliards de dollars à Kiev. Au sein de cette nouvelle enveloppe figure, pour la première fois, l'envoi de blindés Stryker. Ces véhicules sont capables de déplacer des troupes d'infanterie. Ce dernier est plus léger, et plus rapide, que les Bradley que Washington a déjà livrés.
En revanche, aucune décision n'a cependant été prise à l'issue de la réunion de Ramstein sur l'envoi prochain de chars Leopard 2 de fabrication allemande, réclamés avec insistance par l'Ukraine. La question "a été discutée" mais "aucune décision n'a été prise", a déclaré Boris Pistorius, le nouveau ministre allemand de la Défense. Une position répétée, quelques instants plus tard, par le secrétaire américain à la Défense Lloyd Austin. "Ce sur quoi nous nous concentrons vraiment, c'est de nous assurer que l'Ukraine a la capacité dont elle a besoin pour réussir en ce moment", a-t-il martelé.
Cette "non-décision" des Occidentaux a déclenché la colère de la Pologne. "Armer l'Ukraine pour repousser l'agression russe n'est pas une sorte d'exercice de prise de décision. Le sang ukrainien est versé pour de vrai. C'est l...
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