Olivier Dussopt, un ministre du Travail très actif sur la réforme des retraites

LCI - 19/01
[VIDÉO] - La mobilisation est importante ce jeudi pour tenter de faire reculer le gouvernement sur sa réforme phare des retraites. En première ligne, le ministre du Travail, Olivier Dussopt, a la charge de cet épineux dossier. Mais qui est vraiment celui qu'on définit comme un "soldat loyal de la majorité" ?

La mobilisation est importante ce jeudi pour tenter de faire reculer le gouvernement sur sa réforme phare des retraites.
En première ligne, le ministre du Travail, Olivier Dussopt, a la charge de cet épineux dossier.
Mais qui est vraiment celui qu'on définit comme un "soldat loyal de la majorité" ?

Après la réforme de l’assurance-chômage à l’automne, voilà que le ministre du Travail, Olivier Dussopt, s'avère en charge de celle des retraites. Pas une mince affaire au vu de la contestation de ce jeudi 19 janvier. "Les organisations syndicales ont une légitimité lorsqu'elles appellent à la grève ou à la manifestation", a indiqué ce matin sur LCI le ministre, tout en souhaitant que cette mobilisation ne se traduise pas "par un blocage du pays". 

Gouvernement et opposants à la réforme s'engagent en tout cas dans une course de fond avec comme horizon ultime le 26 mars, date limite pour une adoption définitive du texte au Parlement.

"Bon exécutant", "sérieux", "discret"

Comme nombre de ralliés au chef de l’État, Olivier Dussopt vient du PS. Un parcours banal, à ceci près que lui appartenait à l’aile gauche du parti. "Soyons clairs, ils estiment que j’ai trahi", assume-t-il. Et c'est peu de le dire. Olivier Besancenot, le porte-parole du parti d’extrême gauche, l'a ainsi qualifié "d'algorithme", lors d'un meeting mardi 17 janvier. "C’est pas des mots qui sortent de sa bouche, c’est des codes wi-fi", a-t-il lancé. 

Cependant, c'est à lui que revient la lourde tâche de porter aujourd’hui la mesure la plus décriée par ses ex-camarades. Ironie du sort, l’ancien socialiste s’était jadis opposé à la réforme des retraites de Nicolas Sarkozy, qui décidait en 2010 de repousser de 60 à 62 ans l'âge minimum de départ. Aujourd’hui ministre du Travail, en charge également du Plein emploi et de l'Insertion, Olivier Dussopt doit faire reculer l’âge de départ à 64 ans et compte bien mener cette réforme à son terme.  

"Les chantiers sont nombreux et je les mènerai dans la concertation", avait-il tweeté peu après sa nomination. S'il n'a pas été un ministre très en vue du premier quinquennat d'Emmanuel Macron, cantonné à des portefeuilles techniques, Olivier Dussopt a donc bel et bien gagné ses galons "de soldat loyal de la majorité". D'ailleurs, les qualificatifs élogieux ne manquent pas du côté de la Macronie. On le dit : "bon exécutant", "sérieux", "discret". Ainsi, quand douze ministres, et pas des moindres ont fait le déplacement ce jeudi à Barcelone, aux côtés d'Emmanuel Macron, lui, censé être aussi du voyage, a préféré rester à Paris pour suivre la situation et représenter le gouvernement dans les médias ce soir.

La "caution de gauche" du gouvernement

Olivier Dussopt n'est plus à un défi près. À l'époque, la "promotion" de cet ex-proche de Martine Aubry, puis de Benoît Hamon ou Manuel Valls, n'a d'ailleurs guère surpris dans les rangs socialistes, où on le dépeint comme "compétent" autant qu'"ambitieux". Il atterrit à Bercy au secrétariat d'État à la Fonction publique. Charge à lui notamment de mener la controversée loi de transformation de la fonction publique face à des syndicats rétifs. Si les discussions sur le fond se révèlent difficiles, Mylène Jacquot, secrétaire générale de la CFDT Fonctions publiques, a apprécié cet "interlocuteur fiable" et "monstre de travail", qui "n'a jamais fui le dialogue social". 

Le maire de Sceaux Philippe Laurent, qui l'a côtoyé à l'Association des petites villes de France (APVF), salue de son côté le "lien étroit" maintenu avec les représentants d'élus par le ministre, alors au Budget, pendant la pandémie. Ce n'est "pas un gai luron" ni un "meneur de foule", mais il est capable d'être "très tranchant", témoignent encore plusieurs de ses interlocuteurs durant le quinquennat. Dans son livre "Impressions et lignes cla...
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