Enquête sur le crash d'hélicoptère, Zelensky s'impatiente... Le point sur la situation en Ukraine

LCI - 19/01
[VIDÉO] - Le ministre ukrainien de l'Intérieur Denys Monastyrsky a été tué, mercredi 18 janvier, près de Kiev dans un crash d'hélicoptère, qui a fait au moins 14 morts. Dans le même temps, Volodymyr Zelensky, en visioconférence à Davos, a réclamé "de la vitesse" dans les décisions pour aider l'Ukraine. Les faits marquants de ces dernières 24 heures.

Le ministre ukrainien de l'Intérieur Denys Monastyrsky a été tué, mercredi 18 janvier, près de Kiev dans un crash d'hélicoptère, qui a fait au moins 14 morts.
Dans le même temps, Volodymyr Zelensky, en visioconférence à Davos, a réclamé "de la vitesse" dans les décisions pour aider l'Ukraine.
Les faits marquants de ces dernières 24 heures.

Le ministre ukrainien de l'Intérieur tué dans un crash d'hélicoptère. Un hélicoptère s'est écrasé, mercredi 18 janvier, près d'une école maternelle, à Brovary, près de Kiev. Neuf personnes étaient à bord de l'appareil, un Super Puma EC-225 (Airbus Helicopters), dont le ministre ukrainien de l'Intérieur Denys Monastyrsky et son adjoint. Ils se rendaient sur la ligne de front en pleine guerre avec la Russie. Selon un dernier bilan attribué au Service d'État pour les situations d'urgence (SES), revu à la baisse, au moins 14 personnes sont mortes, dont un enfant, et 25 blessés sont hospitalisés, dont 11 enfants.

Vive émotion en Occident. Les responsables ukrainiens, comme le Premier ministre Denys Chmygal sur Telegram, ont qualifié de "grande perte" la mort de Denys Monastyrsky dans ce qui s'apparente à un accident d'hélicoptère. "Grand ami de l'UE", cet ancien avocat, âgé de 42 ans, avait rallié le parti de Volodymyr Zelensky, qui a exprimé sa "douleur indicible". À Paris, Emmanuel Macron, "attristé par cette mort tragique", a présenté les condoléances de la France. À Washington, le président Joe Biden et son épouse Jill "pleurent avec tous ceux qui sont endeuillés par cette tragédie déchirante", a réagi la Maison Blanche.

Volodymyr Zelensky diligente une enquête criminelle sur le crash. Kiev démarrait, jeudi 19 janvier, des investigations criminelles ordonnées par le président ukrainien Volodymyr Zelensky, après le crash de l'hélicoptère à l'intérieur duquel se trouvait son ministre de l'Intérieur. "Le Service de sécurité d'Ukraine a ouvert une enquête criminelle sur ce terrible événement", a-t-il annoncé, mercredi en soirée, lors de son point quotidien. "J'ai chargé le chef du Service de sécurité de l'Ukraine, en coopération avec tous les autres organes autorisés, de clarifier toutes les circonstances de la catastrophe", a-t-il encore précisé. Berlin a proposé son "soutien" à cette enquête, par la voix de la ministre allemande de l'Intérieur Nancy Faeser. 

Kiev met la pression sur ses "alliés"

Vladimir Poutine n'a "aucun doute" quant à la victoire. Près de onze mois après le déclenchement de son offensive en Ukraine, et malgré plusieurs revers militaires importants, le "maître du Kremlin" se veut optimiste. Une victoire "est garantie, je n'en ai aucun doute", a assuré le président russe, au cours d'un déplacement dans une usine d'armement, à Saint-Pétersbourg.  Il a répété que, selon lui, la Russie affrontait un "régime néonazi" en Ukraine et a affirmé qu'elle allait continuer d'"aider" les habitants de l'Est séparatiste ukrainien. "Nous ne pouvons pas ne pas les protéger", a-t-il insisté. "La victoire sera à nous".

Moscou compare l'Occident à Hitler. "Tout comme Napoléon a mobilisé presque toute l'Europe contre l'Empire russe, comme Hitler a mobilisé et conquis la plupart des pays européens pour les lancer contre l'Union soviétique, aujourd'hui les États-Unis ont monté une coalition" contre la Russie, a lancé le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov, à l'occasion de sa conférence de presse de début d'année. Leur tâche est "la même : la 'solution finale' à la question russe. Tout comme Hitler voulait résoudre la question juive, désormais, les dirigeants occidentaux (...) disent sans ambiguïté que la Russie doit subir une défaite stratégique."

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Volodymyr Zelensky réclame "de la vitesse" pour aider l'Ukraine. Le président Volodymyr Zelensky a lancé un "appel à de la vitesse" dans la prise de décision pour l'aide à l'Ukraine, l'Allemagne hésitant par exemple à autoriser la livraison à son pays de chars Leopard. "La tyrannie avance plus vite que les démocraties", a-t-il déploré au cours d'une intervention en visioconférence au Forum économique mondial à Davos, en Suisse. "La mobilisation du...
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