Mediator Les responsables de Servier concèdent «une erreur», pas «une faute»

Humanite - 18/01
Interrogés, mardi 17 janvier, lors du procès en appel de ce scandale sanitaire, les dirigeants du laboratoire ont reconnu «une erreur dans l’appréciation du risque», mais nié toute volonté de dissimuler les effets secondaires du médicament.

Tour de chauffe au procès en appel du Mediator. Alors que débutent, mercredi 18 janvier, les interrogatoires des témoins, prévus pour durer trois mois, ce sont les prévenus qui ont été invités à la barre, mardi. Le teint aussi hâlé qu’en première instance, mais désormais âgé de 69 ans, Jean-Philippe Seta, ex-numéro 2 du groupe Servier, condamné à quatre ans de prison avec sursis en mars 2021, a commencé par ces mots étonnants, de la part de quelqu’un qui a assisté en intégralité aux neuf mois du premier procès: «Je n’ai pas l’habitude des prétoires.» Ému, semble-t-il, par cette nouvelle épreuve judiciaire, l’ancien médecin aux brillantes études, embauché par Servier à la fin de son internat en 1984, a reconnu dans cette affaire «une erreur sévère, sérieuse, dont les conséquences ont été gravissimes pour les victimes»,...
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