"Une honte absolue" : Hidalgo fustige le comportement de Mélenchon dans l'affaire Quatennens

LCI - 14/01
[VIDÉO] - Interrogée par les lecteurs du Parisien, Anne Hidalgo s'en prend violemment au fondateur de LFI, pour ses prises de position sur l'affaire Quatennens comme sur l'Ukraine. La maire de Paris estime que la gauche ne peut pas se rassembler derrière La France insoumise.

Interrogée par les lecteurs du Parisien, Anne Hidalgo s'en prend violemment au fondateur de LFI, pour ses prises de position sur l'affaire Quatennens comme sur l'Ukraine.
La maire de Paris estime que la gauche ne peut pas se rassembler derrière La France insoumise.

Depuis sa cuisante défaite à la présidentielle, Anne Hidalgo sortait peu des clous de la politique parisienne. C'est chose faite, avec ce face aux lecteurs publié ce samedi dans Le Parisien. 

Si la maire de Paris y évoque, en autres, l'avenir du Parc des Princes, les JO ou encore l'interdiction des trottinettes en libre-service, elle sort également la sulfateuse sur un sujet de politique nationale : les relations entre le PS et LFI, et l'affaire Adrien Quattennens, député LFI condamné pour des violences conjugales, mais qui a fait son retour à l'Assemblée nationale. Sa principale cible : Jean-Luc Mélenchon. 

Lire aussi

"Une honte absolue"

"Je ne pourrais jamais remettre mon destin de femme politique et même de citoyenne entre les mains de quelqu’un dont le parti n’est pas démocratique", fustige l'élue parisienne dans Le Parisien. "Il faut voir comment fonctionne LFI : ce sont ses opposants internes qui en parlent le mieux. Et puis, sur l’affaire Adrien Quatennens, la réaction de Jean-Luc Mélenchon est une honte absolue. Entendre quelqu’un qui se veut le leader de la gauche nous expliquer que c’est un sujet privé et qu’il faut laisser son copain tranquille, c’est trente ans de féminisme sur lesquels on s’assoit, trente ans de lutte pour faire des violences faites aux femmes, non pas un sujet privé, mais un sujet public et donc politique."

Citant aussi les positions initiales de Jean-Luc Mélenchon sur l'Ukraine ou encore ses propos sur les policiers qualifiés de "factieux", la maire de Paris se dit "pour l'union de la gauche", "mais pas derrière LFI, car c'est une impasse". 

"Il faut refonder le PS en ouvrant les portes et les fenêtres", conclut-elle, apportant de nouveau son soutien à Nicolas Mayer-Rossignol, le maire de Rouen, candidat à la tête du PS, face au premier secrétaire sortant, pro-Nupes, Olivier Faure.

Vincent Michelon

Sur lemême thème

  • #Anne Hidalgo
  • #Adrien Quatennens
  • #Jean-Luc Mélenchon
Loading...