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Nicolas Winding Refn, tout à l’ego
Valentin Maniglia - LeQuotidien -
13/01
En 1996, Pusher intronisait Nicolas Winding Refn sur la scène cinématographique scandinave. À 24 a...
De retour en streaming avec la série Copenhagen Cowboy, Nicolas Winding Refn a bâti une œuvre qui le fait compter parmi les cinéastes les plus importants de son époque. Ce n’est pas lui qui dira le contraire…
En 1996, Pusher intronisait Nicolas Winding Refn sur la scène cinématographique scandinave. À 24 ans, l’«enfant sauvage» du cinéma danois martelait déjà ne pas vouloir appartenir au cinéma «conventionnel» : polar hyperréaliste et plongée cruelle dans l’«underworld» de Copenhague, caméra au poing et allures de documentaire, Pusher est le genre d’uppercut cinématographique qui n’arrive qu’une fois tous les dix ou vingt ans.
D’un autre côté, Nicolas Winding Refn refusait aussi tout parallèle entre son film et le Dogme 95, mouvement d’avant-garde lancé l’année précédente par ses compatriotes et aînés Lars Von Trier et Thomas Vinterberg, et dont les règles strictes – caméra portée, lumière naturelle, action qui se déroule ici et maintenant… – lui semblaient déjà périmées. Pour le Dogme, le cinéma de genre et la violence sont inacceptables, et le cinéaste doit s’oublier en tant qu’artiste au profit de l’obtention de la réalité. Refn est tout le contraire : un amoureux du cinéma de genre, un esthète de la violence, un ego démesuré. Aujourd’hui, «NWR» ne se désigne plus... [Courte citation de 8% de l'article original]
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