Le mariage d'amour exceptionnel du roi Constantin de Grèce et de la princesse Anne-Marie de Danemark

MSN - 11/01
Rares sont les fois où un monarque pratiquant a épousé le descendant d'autant d'égaux sans raisons politiques. C'était le lien du défunt Constantin de Grèce.

Vers onze heures et demie du matin du 18 septembre 1964, cent et un coups de canon, tirés du mont Lycabette et des navires de guerre amarrés dans le port du Pirée, annoncent que la Grèce inaugure une nouvelle reine consort. Le roi Constantin II, 24 ans, et la princesse Anne-Marie de Danemark, 18 ans, venaient de se dire oui lors d'une cérémonie présidée par l'archevêque Chrysostome II à la cathédrale de l'Annonciation de Sainte-Marie. Le même temple orthodoxe où la sœur du marié, Sofía, s'était mariée deux ans plus tôt, avec qui 11 ans plus tard Juan Carlos Ier d'Espagne a été proclamé.

Celui des derniers rois helléniques, le plus jeune d'Europe, fut un mariage exceptionnel. Il est rare qu'un monarque pratiquant se marie, encore moins, compte tenu des mariages morganatiques de sa génération, avec la progéniture de tant d'homologues. De plus, ils allaient à l'autel mus uniquement par l'amour, sans devoir médier ni politique.

Jusqu'à ce qu'on appelle aussi la cathédrale métropolitaine d'Athènes, le couple était arrivé dans des calèches découvertes tirées par des chevaux, celles de la princesse blanche et formant trois rangées de deux par deux. Tino, comme on l'appelait chez lui, est apparu habillé en amiral et accompagné de sa mère et de sa marraine, Federica de Hannover. Ana María l'a fait au bras de son père et parrain, le roi Federico IX, vêtu d'une robe de mariée confectionnée par son compatriote Jorgen Bender. Un modèle blanc, naturellement, inspiré du XVIIIe sièc...
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