Coopération renouvelée. Si les positions sont relativement figées sur le front depuis plusieurs semaines, la Russie ne renonce pas à mettre à genou l'Ukraine. Les mobilisations massives de nouveaux volontaires font craindre, dès la sortie de l'hiver, une puissante offensive. Pour parer au plus urgent, les occidentaux multiplient les livraisons d'armes pour soutenir Kiev dans son effort. Dernièrement, la France, les États-Unis et l'Allemagne ont ainsi annoncé la fourniture, à venir, de chars légers.
Ce lundi, l'Otan et l'Ukraine ont également décidé d'accentuer leur coopération. "L'Otan reste le fondement de la défense collective de ses Alliés et est essentielle pour la sécurité euro-atlantique. Nous reconnaissons la valeur d'une défense européenne plus forte et plus performante, qui contribue de manière positive à la sécurité mondiale et transatlantique et qui est complémentaire et interopérable avec l'Otan", souligne une déclaration commune. Le texte doit être signé mardi par le secrétaire général de l'Alliance, Jens Stoltenberg, le président du Conseil européen Charles Michel et la présidente de la Commission Ursula von der Leyen.
Les blindés dans le viseur. Toutefois, les livraisons à l'Ukraine de blindés d'infanterie et d'autres armes ne feront que "prolonger les souffrances" des Ukrainiens et ne "changeront pas" l'équilibre des forces, a tancé le Kremlin. "Fondamentalement, ces livraisons ne peuvent pas et ne vont pas changer quoi que ce soit. [...] Ces livraisons ne peuvent que prolonger les souffrances du peuple ukrainien", a mis en avant Dmitri Peskov, le porte-parole de la présidence.
Moscou accentue la pression. Pour tenter de reprendre l'initiative, la Russie redouble d'efforts à Soledar, à une quinzaine de kilomètres Bakhmout, ville stratégique de l'est de l'Ukraine dont Moscou tente depuis des mois de s'emparer. "Je remercie tous nos soldats qui protègent Bakhmout [...] et les combattants à Soledar, qui résistent à de nouveaux assauts, encore plus violents, des envahisseurs", a salué le président Zelensky, dans son message quotidien. "Grâce à la résistance de nos soldats là-bas, à Soledar, nous avons gagné du temps supplémentaire et (préservé) des forces pour l'Ukraine", s'est félicité le chef d'État.
(Nouveaux) bombardements meurtriers. Incapable de réaliser une percée sur le terrain, les troupes de Vladimir Poutine poursuivent leur campagne de terreur pour tenter de briser la résilience adverse. Au moins deux personnes ont été tuées lundi dans une frappe russe ayant touché un marché dans le village de Chevtchenko, dans l'oblast de Donestk, ont indiqué les autorités locales. Plus au sud, à Kherson, le gouverneur Iaroslav Ianouchevitch a rapporté un mort et un blessé lors d'une frappe qui a touché un quartier résidentiel. En tout, selon la présidence ukrainienne, au moins deux personnes sont mortes et dix ont été blessées au cours des dernières 24 heures dans tout le pays.
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