Il se murmurait depuis des années qu’il était son petit-fils préféré. Le hasard a voulu que le prince Harry soit à Londres quand la santé d’Elizabeth II a commencé à décliner. Dans ses mémoires intitulées Le Suppléant, le duc de Sussex raconte ne pas avoir été invité par son frère William et les autres membres de la famille royale à prendre le même avion qu’eux pour rejoindre la nonagénaire à Balmoral, où la reine a poussé son dernier souffle le 8 septembre dernier. En pleine promotion de son livre explosif, il est longuement revenu sur cet épisode. Mais aussi sur "la très bonne relation" qu’il entretenait avec la souveraine.
J’accepte totalement le fait qu’écrire un livre, c’est nourrir le monstre
Prince Harry
Après les chaînes britannique ITV et américaine CBS, c’est sur ABC que le prince Harry est intervenu pour une énième interview. Le fils cadet de Charles III a répondu aux questions de l’ancien sportif Michael Strahan. Une première partie a été diffusée dans l’émission "Good Morning America" ce lundi 9 janvier, une version longue est programmée dans la soirée sur ABC News. Le duc de Sussex lui fait répéter sa question quand le journaliste lui demande si la reine lui a exprimé sa colère après sa fuite en avant loin du Royaume-Uni.
Harry assure que son départ "n’a été une surprise pour personne, encore moins pour elle". "Elle savait ce qui se passait, à quel point c’était difficile", dit-il d’Elizabeth II. "Elle ne m’a jamais dit qu’elle était en colère. Je crois qu’elle était triste que cela en soit arrivé là", avance-t-il. Dans le documentaire Netflix consacré à son couple, il évoquait déjà la proposition faite à l’institution royale de partager son temps entre le Royaume-Uni et le Canada, d’où il pourrait continuer à assurer leur rôle de représentants de la Couronne britannique à mi-temps. Certains avaient alors critiqué cette volonté d’avoir un pied dedans, et un pied dehors.
"Je ne pourrai jamais quitter" la famille royale, réplique Harry. Le prince dit avoir "conscience de sa position" et être "extrêmement reconnaissant de la vie qu’il a eue et continue à mener". Il répond aussi aux critiques notant qu’il gagne de l’argent en divulguant des informations privées sur sa famille dans son livre. "La seule manière de corriger ces mensonges, c’est d’écrire la vérité", insiste-t-il. "J’accepte totalement le fait qu’écrire un livre, c’est nourrir le monstre", ajoute-t-il. La machine médiatique tourne à plein régime depuis la publication en avance du Suppléant en Espagne. Le livre, disponible mardi 10 janvier partout dans le monde, sera-t-il un best-seller ? Son interview sur ITV outre-Manche, que diffuse TF1 ce lundi à 23h10, n’a pas soulevé les foules dimanche soir. Seulement 4,2 millions de Britanniques l’ont écoutée. Soit un million de téléspectateurs de moins que la BBC, qui proposait au même moment la série Happy Valley.
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