Je me souviens que la première fois où j'ai lu un roman de Russell Banks, c'était lors de mon service militaire –ce devait être Hamilton Stark. J'ai oublié l'année exacte. Peut-être en 1990. Peu de temps avant, dans l'insouciance de mes 20 ans, j'avais écrit à l'attachée de presse d'Actes Sud pour lui demander s'il n'y avait pas moyen de recevoir des services de presse, notamment des romans d'auteurs américains.
Je venais de découvrir Paul Auster, je n'avais pas un rond, je n'avais encore rien écrit, pas même un article; à chaque fois que j'allais à la Fnac, d'un œil gourmand, je découvrais leurs dernières nouveautés, amer d'être trop pauvre pour me les offrir.
J'ignore ce que j'ai bien pu lui raconter dans cette lettre; toujours est-il que Evelyne Chanet, l'attachée de presse, m'a proposé de passer la voir. C'était les débuts d'Actes Sud. Le service de presse ...
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