Cheick Diallo : « Il fallait sauver cette Biennale de Bamako »

Valérie Marin La Meslée - LePoint - 07/01
ENTRETIEN. Le designer franco-malien, délégué des Rencontres de la photographie africaine, a tout fait pour que l’événement ne soit pas « l’otage de la situation entre la France et le Mali ».

Cheick Diallo, l'un des plus grands du design venu du continent africain et le fils du premier architecte du Mali, vit et travaille dans la maison familiale après avoir vécu entre la France (Rouen) et le Mali (Bamako). Le Franco-Malien a mené de front la carte blanche que lui avait donnée la Biennale du design de Saint-Étienne l'été dernier, pour y réaliser un pavillon africain et la préparation de la 13e édition de la Biennale de la photo de Bamako qui a ouvert ses portes le 8 décembre dernier, dans un contexte pour le moins compliqué.

Depuis vingt-huit ans, cette manifestation phare du continent africain bénéficie du soutien de la France. Or, les récents propos et les mesures prises par la junte au pouvoir vis-à-vis du gouvernement français ont transformé ce rendez-vous déjà fragilisé par la guerre en 2012, en nouveau défi.

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Le pari semble remporté, dans ce Mali où « les artistes résistent », confie le photographe Seydou Camara, très actif dans ce domaine. Si son collectif Yamarou Photo œuvre désormais avec le soutien d'autres pays (Suisse, Italie, Danemark, etc.), il remercie la Franc...
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