VIDÉO - Centres de soins immédiats : une vraie alternative aux urgences ?

LCI - 05/01
[VIDÉO] - En alternative aux urgences saturées et à la grève des médecins libéraux, certains mettent en avant le développement de CMSI. Ces centres médicaux de soins immédiats permettent de traiter les petites urgences sans nécessiter de se rendre à l’hôpital. Onze structures de ce type existent en France.

En alternative aux urgences saturées et à la grève des médecins libéraux, certains mettent en avant le développement de CMSI.
Ces centres médicaux de soins immédiats permettent de traiter les petites urgences sans nécessiter de se rendre à l’hôpital.
Onze structures de ce type existent en France.

Pour décharger les urgences, place aux CMSI. Ces centres médicaux de soins immédiats se développent progressivement en France. À Thionville, en Moselle, où l’un d’eux a été créé, il est vite devenu indispensable pour de nombreux patients, comme le montre le reportage TF1 en tête de cet article. En effet, pas besoin de prendre rendez-vous, et les médecins ont le matériel nécessaire pour assurer de petites urgences. 

Un intermédiaire entre le médecin et les urgences

"Je suis tombée dans l’escalier, bêtement. Il fallait faire une radio donc c’est mieux de venir dans un centre comme ça où on s’occupe directement de vous. Je pense que c’était quand même moins long qu’aux urgences", explique Susan, avant d’être prise en charge par le docteur Loïc Libot.

C’est ce professionnel de santé qui a eu l’idée de créer le premier CMSI près de Nancy il y a dix ans. Ancien médecin urgentiste, il a compris qu'il manquait une structure médicale entre le médecin généraliste et les urgences hospitalières. "On fait des sutures, des immobilisations, des examens complémentaires comme la radio, le scanner, des prises de sang, ce qui nous permet d’avoir une synthèse vraiment globale, diagnostique et thérapeutique pour le patient, en un même endroit", précise Loïc Libot.

Chaque structure dispose d'un secrétariat et d'infirmières qui facilitent le travail des médecins. Le docteur Nikita Thiebaut est généraliste et pour les mêmes honoraires, elle préfère exercer en CMSI. "Je me verrai plus en cabinet déjà pour l’isolement et en plus, on peut faire pas mal de petits gestes ici, on peut faire des radios et donc prendre en charge des fractures non compliquées, on peut faire des sutures… tout ça, c’est vraiment un plus", souligne-t-elle. 

Lire aussi

"Il y a des hôpitaux, mais ils ne fonctionnent plus. Ici, ça a été. J’ai été prise tout de suite en charge, c’est sans rendez-vous, il faut attendre, mais ça ce n’est pas l’essentiel, ce n’est pas grave. Moi, j’ai été suivie, j’ai été prise en charge, c’est le principal", décrit une patiente, satisfaite. Au total, onze centres de ce type existent dans le pays et le docteur Libot a les moyens d'en ouvrir seize autres cette année en espérant une aide du gouvernement, surtout face à la lenteur administrative.

A. Lo. | Reportage TF1 Vincent Dietsch, Christophe Hanesse

Sur lemême thème

  • #Organismes et établissements de santé
  • #Le 13H
  • #Politique de santé
  • #Médecine
  • Santé et bien êtreCovid, bronchiolite, grippe : une triple épidémie inédite
Loading...