Réforme des retraites : 64 ou 65 ans, peu importe, pour les syndicats c'est NON !

LCI - 04/01
[VIDÉO] - Les syndicats, qui ces jours-ci défilent dans le bureau d'Elisabeth Borne pour discuter une dernière fois de la réforme des retraites, pensent que le gouvernement penchera pour un report de l'âge légal à 64 ans. Mais 64 ou 65 ans, peu importe, ils n'en veulent pas et jugent une mesure d'âge "inacceptable". Ils préviennent qu'ils se mobiliseront ensemble dans la rue pour contester le projet de loi.

Les syndicats, qui ces jours-ci défilent dans le bureau d'Elisabeth Borne pour discuter une dernière fois de la réforme des retraites, pensent que le gouvernement penchera pour un report de l'âge légal à 64 ans.
Mais 64 ou 65 ans, peu importe, ils n'en veulent pas et jugent une mesure d'âge "inacceptable".
Ils préviennent qu'ils se mobiliseront ensemble dans la rue pour contester le projet de loi.

64 ou 65 ans, officiellement le gouvernement n'a pas encore tranché. Alors qu'Emmanuel Macron défendait plutôt un âge légal de départ à 65 ans, Elisabeth Borne a réaffirmé mardi qu'il ne s'agissait pas d'un "totem". Si les syndicats qui défilent depuis deux jours dans le bureau de la Première ministre pensent que le gouvernement penchera finalement pour 64 ans, cela ne les rendra pas moins durs envers l'exécutif. En effet, pour eux, peu importe : ils ne veulent pas d'une mesure d'âge dans le projet de loi, et se mobiliseront contre.

"J'ai le sentiment que ce sera 64 ans, mais je peux me tromper. En tout cas, on n'a pas eu d'ouverture pour dire qu'il n'y aurait pas d'augmentation de l'âge légal", a déclaré sur RTL le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, reçu la veille par la cheffe du gouvernement. Mais "64 ans, c'est aussi un report brutal de l'âge légal de la retraite, que rien ne justifie (...) et donc 64 ans, c'est inacceptable également", a ajouté le patron du syndicat, pourtant réputé soucieux de trouver des compromis et des terrains d'entente avec le pouvoir. 

"S'il y a un report de l'âge légal de départ en retraite annoncé à 64 ou 65 ans, la CFDT fera ce que nous disons depuis le début : nous nous opposerons à cette réforme, notamment en nous mobilisant et en appelant les salariés à se mobiliser", avertissait-il mardi soir à la sortie de Matignon. 

Des discours similaires ont été tenus mardi soir dans la cour de Matignon. "S'il y a recul de l'âge de départ, il y aura mobilisation" et elle sera "importante", a également averti le patron de FO Frédéric Souillot, déterminé à "faire reculer le gouvernement". François Hommeril, président de la CFE-CGC, s'est également dit prêt à contrer "une mesure extrêmement injuste (...) de décalage" de l'âge de départ. 

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Le retour d'un front syndical

Cette réforme des retraites annonce le retour d'un front syndicat, à l'exception du Medef et de la CPME. Les partenaires sociaux ont en effet laissé entendre qu'ils mèneraient des actions unies et communes dans la rue. Le 10 janvier prochain "il y aura des annonces. Dans la foulée, on se réunit et on avise (...). On annoncera des mobilisations en commun si ça reste tel quel", a précisé Laurent Berger ce mercredi, évoquant ses homologues des autres syndicats. "On veut tellement le faire ensemble qu'aucun d'entre nous ne va le déclarer tout seul à la radio ou TV. Ça ne veut pas dire qu'on sera d'accord sur tout, on n'a pas la même approche. Mais on ne veut pas ce recul de l'âge légal."

J.F

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