Lisbonne est à la mode. Il peut être vérifié dans n'importe quelle agence de voyage. Cet été, ses rues étaient en ébullition, inondées par une foule multinationale. Peut-être ennuyés par d'autres destinations surpeuplées, les masses d'Europe et d'ailleurs ont redécouvert la capitale la plus occidentale du Vieux Continent. Et l'un des plus silencieux.
Les Portugais, comme vous le savez, sont paisibles et sereins. Face au phénomène touristique, ils se divisent en deux secteurs traditionnels : ceux qui espèrent en tirer profit et ceux qui apprennent à le supporter avec résignation. Quoi qu'il en soit, par calcul ou par patience, ils traitent à merveille le visiteur, qui se sent un peu chez lui à Lisbonne, c'est-à-dire à l'abri et désolé à la fois.
Plus d'informationsA l'embouchure du Tage pachydermique, aussi doux qu'indifférent, on peut avouer à un Portugais qu'il faut vivre chaque jour comme si c'était le dernier. Le Portugais vous lancera alors un regard sceptique et délibéré, et vous assurera : "C'est peut-être, mais sans perdre de vue que ce n'est peut-être pas le cas."
Vue sur les toits de Lisbonne et le château de São Jorge depuis le point de vue de Nossa Senhora do Monte.by Marc Guitard (Getty Images)Une ville doit être appréhendée immédiatement d'une certaine hauteur. Cette première perspective est fondamentale. À Lisbonne, il existe de nombreux points de vue pour contempler le tissu urbain : Santa Luzia, Santa Catarina, San Pedro de Alcántara, Senhora do Monte... Un emplacement très intéressant pour le picado urbain est c...
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