Xavier Bettel : « On se retrouve à un moment charnière »

David Marques - LeQuotidien - 02/01
Les tensions autour des restrictions sanitaires étaient importantes en janvier 2022. Avec le recul...

Le Premier ministre, Xavier Bettel, estime que le Luxembourg fait face, en ce début d’année électorale, à d’importants défis. Il plaide pour une stabilité politique et économique afin d’éviter une dégringolade.

Les tensions autour des restrictions sanitaires étaient importantes en janvier 2022. Avec le recul, quel regard jetez-vous sur ce début d’année toujours marqué par la pandémie ?

Xavier Bettel : Ce fut un moment difficile. Un moment difficile pour tous. Un texte a été préparé sur l’obligation vaccinale. J’espère que je n’aurai jamais besoin de l’utiliser, même si, aujourd’hui encore, le virus reste bien présent. Il ne faut pas oublier que tous les jours, des personnes meurent. Mais, du fait de la vaccination, les répercussions sont quand même moindres par rapport à ce que l’on a connu avant. La situation est donc beaucoup moins tendue que fin 2021 et début 2022, mais nous restons parés à toutes les éventualités.

La discussion sur l’obligation vaccinale s’est nettement calmée…

(Il coupe) Si la situation sanitaire reste inchangée, nous n’aurons pas besoin d’obligation vaccinale. Mais si, demain, un virus apparaît qui provoque à nouveau une hécatombe, il faudra quand même remettre l’obligation vaccinale à l’ordre du jour.

Alors qu’on se préparait à une sortie de la crise sanitaire, le 24 février 2022 a tout fait basculer. Quels sont vos souvenirs de cette journée marquant le début de l’invasion russe en Ukraine ?

Cela faisait quelques jours que l’on voyait des manœuvres. On ne savait pas vraiment ce qui se tramait. Beaucoup pensaient que Vladimir Poutine n’allait pas franchir le cap, que c’était de la provocation pour mettre de la pression. L’invasion est quelque chose qui a surpris par son ampleur. J’ai moi-même pris contact, sur demande du président Zelensky, avec le président Poutine. Je l’ai quand même eu deux heures en ligne la semaine même de l’invasion.

Je me suis fait critiquer par l’opposition, mais je ne regrette pas de l’avoir fait, car je pense que tout élément qui aurait permis d’avancer de manière constructive était important...
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