Quand on le voit du haut de son donjon, surplombant les candidats de Takeshi's Castle, un jeu japonais culte repris par les télévisions du monde entier, il est difficile d'imaginer que Takeshi Kitano puisse être une référence omniprésente au sein du rap français. À l'observer se déguiser en geisha ou à bord de son kart en forme de char, dans ce qui ressemble plus à une partie de Super Mario Kart qu'à un jeu télévisé animé par Nagui, il est vrai que l'on ne pense pas une seconde à la carrière cinématographique menée par la star nipponne.
Takeshi Kitano, c'est pourtant un comédien sensible, un acteur génial dans les rôles de mafieux taiseux, une personnalité schizophrène, capable de jouer des personnages dramatiques aux côtés de David Bowie (Furyo, 1983), de faire le bouffon à la télévision ou d'enfiler le costume de réalisateur d'avant-garde.
Parmi ses films les plus connus, il y a notamment Sonatine, mélodie mortelle, celui qui, en 1993, lui permet de toucher le grand public occidental.
Hasard ou non, c'est également l'affiche française de ce long-métrage qu'Alpha 5.20 a choisi de se réapproprier au moment d'illustrer Scarface d'Afrique, un album cru, violent, connecté à la rue, où le ra...
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