Proche-Orient : l’administration Biden n’a pas compris le risque qu’elle prenait à passer l’héritage Trump par pertes et profits

Atlantico - 18/05
Le conflit israélo-palestinien s'enlise entre le Hamas et Israël. Le président américain Joe Biden a exprimé lundi, lors d’un échange avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahouu, son « soutien » à un cessez-le-feu face à l’escalade de violences.

Atlantico : Depuis une semaine, d’importantes tensions surviennent en Israël. Celles qui interviennent avec la bande de Gaza ne sont pas inédites, mais celles qui soulèvent la communauté israélienne arabe sont-elles plus étonnantes. Ces évènements sont-ils portés par des revendications inhabituelles ? Comment ?

Roland Lombardi : Les conflits entre le Hamas de Gaza et Tsahal sont plutôt des éruptions chroniques, comme en 2008 ou 2014. Celui-ci n’est qu’un nouvel épisode d’une guerre que se livrent l’État hébreu et l’organisation terroriste issue des Frères musulmans palestiniens, au pouvoir à Gaza depuis juin 2007. Dans quelques jours, il prendra fin et on reviendra au statu quo habituel.

Par contre, alors que la Cisjordanie est restée, elle, relativement épargnée (l’Autorité palestinienne et ses forces de sécurité n’avaient aucun intérêt à un embrasement), le plus étonnant et le plus inquiétant furent les émeutes et les affrontements intercommunautaires, avec des lynchages des deux côtés, entre Juifs et Arabes israéliens au cœur même d’Israël, dans ce que l’on appelle les villes mixtes. C’est inédit. Le pays n’a jamais connu ce genre de phénomène. Les Arabes israéliens vivant plus ou moins en harmonie avec leurs voisins juifs, notamment depuis la crise de la Covid où les échanges et la solidarité intercommunautaires s’étaient pourtant développés. Mis à part durant quelques jours au début des années 2000, au début de la Seconde Intifada, c...
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