Festival des verdiales : érotisme, ironie et folklore ancestral

Nacho Sánchez - El País - 28/12
Ce fandango, expression populaire de Malaga à laquelle Los Planetas a rendu hommage à Rocío Márquez, fête son grand jour ce 28 décembre avec une grande rencontre de pandas

Les premiers accords de violon annoncent la sortie. Puis le paseíllo commence, après quoi le cantaor commence avec ses coplas. Après les danses vient le point culminant, marqué par la montée d'une musique qui est pure effervescence. Ce sont les phases d'un combat, terme qui désigne chacune des chansons interprétées par une bande de verdiales.

Cette tradition populaire vit son grand jour le 28 décembre avec une grande fête dans le quartier de Puerto de la Torre. C'est une expression populaire qui vient des entrailles et qui est historiquement encadrée dans un minuscule territoire qui n'est pas à plus de 30 kilomètres de la ville de Malaga, mais qui n'est pas étrangère au contemporain. Los Planetas, El Niño de Elche, Rodrigo Cuevas et plus récemment Rocío Márquez et Bronquio ont abordé son essence sous différents angles, dont celui de l'électronique.

La fête des verdiales est une de ces manifestations si profondes qu'on ne la comprend qu'en la vivant. Déclaré Bien d'Intérêt Culturel (BIC), c'est un fandango primitif né entre la fin du XVIIIe siècle et le début du XIXe siècle qui va bien au-d...
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