"Un 4ᵉ Reich sera créé, qui englobera l'Allemagne et ses satellites". À l'approche du Nouvel An, l'ancien Premier ministre Dmitri Medvedev a tenu à apporter sur Twitter sa "modeste contribution", selon ses propres termes, aux prédictions pour 2023 qui font florès sur les réseaux en cette période.
Passée cette introduction ampoulée, c'est une rafale de tweets lapidaires qui s'ensuit, décrivant un avenir apocalyptique pour l'Occident, en Europe comme aux États-Unis. La rhétorique du Kremlin y est utilisée à la lettre, décrivant le camp adverse comme celui d'un régime nazi, sur le point de s'effondrer.
Dmitri Medvedev commence par prédire un doublement du prix du pétrole, comme préalable à un enchaînement de bouleversements géopolitiques majeurs. Ainsi la Grande-Bretagne reviendrait dans le giron de l'Union européenne dès 2023, ce qui aurait pour effets immédiats l'implosion de celle-ci, et l'abandon de l'euro.
La Pologne et la Hongrie occuperaient les régions occidentales de ce qui était auparavant l'Ukraine, tandis qu'un "4ᵉ Reich" serait créé, englobant l'Allemagne et ce que l'ancien Premier ministre russe appelle ses "pays satellites" : la Pologne, les Pays Baltes, la Tchéquie, la Slovaquie et la mystérieuse "république de Kiev".
Le scénario apocalyptique décrit par Dmitri Medvedev se poursuit par une guerre entre la France et ledit "4ᵉ Reich", à la suite de laquelle l'Europe se diviserait, et la Pologne serait démantelée. De l'autre côté de l'Atlantique, annonce-t-il, une nouvelle guerre civile amènerait à la sécession de la Californie et du Texas - lequel s'allierait d'ailleurs au Mexique.
Il prévoit aussi que l'élection présidentielle dans les États de l'Union subsistants serait remportée par le milliardaire Elon Musk. Le patron de Tesla a d'ailleurs réagi en plusieurs temps. D'abord en demandant de lui "rappeler ça dans un an", puis quelques heures plus tard en condamnant les prédictions comme "les plus absurdes qu'il ait jamais entendues". Après ce flot de malheurs, la prophétie de Dmitri Medvedev prévoit que l'ensemble des marchés financiers quitterait les États-Unis pour l'Asie, avant un crash généralisé du système monétaire, et l'abandon du dollar et de l'euro comme réserves de change.
Avec ces prédictions, Dmitri Medvedev est à nouveau sous le feu des projecteurs, et il semble adorer ça. L'ancien Premier ministre de Vladimir Poutine, et président lui-même de 2008 à 2012, autrefois connu comme libéral et modéré, a multiplié les déclarations belliqueuses depuis le début de l'invasion russe de l'Ukraine. Une stratégie qui paraît avoir payé, puisque celui qui était déjà président du parti de Vladimir Poutine, et n°2 du Conseil de sécurité, a été appointé le 26 décembre comme bras droit du président russe pour la gouvernance de l'industrie militaire.
En juin dernier, il s'était notamment signalé par une sortie fracassante dans le contexte de la guerre en Ukraine, sans préciser s'il visait les Ukrainiens ou les Occidentaux. "Ce sont des bâtards et des dégénérés, ils veulent notre mort, celle de la Russie, et tant que je serai en vie, je ferai tout ce que je peux pour les faire dispa...
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