Pourquoi traduire à nouveau les Évangiles?

MSN - 23/12
Le pape Jean-Paul II brandit la Bible avant de lire l'évangile lors d'une messe en octobre 1988.

C’est le best-seller universel. On estime qu’environ cinq milliards d’exemplaires de la Bible circulent dans le monde, et cela, dans plus de 700 langues. Peu de textes ont été plus scrutés, disséqués, discutés et traduits. En français, les traductions se sont multipliées tout au long du XXe siècle. Cela va de la traduction de Louis Segond (1888), réalisée à la fin du XIXe, à la Bible de Jérusalem (1956) en passant par celle de La Pléiade (1971) ou celle d’André Chouraqui (1985), qui était à la recherche des racines hébraïques des Évangiles.

Qu’est-ce qui peut bien, en 2022, motiver un traducteur solitaire de tout reprendre à zéro et de se lancer à corps perdu dans une nouvelle traduction des Évangiles ? C’est le défi auquel s’est pourtant attelé depuis plusieurs années l’écrivain, éditeur et traducteur Frédéric Boyer.

« Chaque nouvelle traduction est à la recherche de quelque chose. J’ai voulu reprendre personnellement ces quatre Évangiles en posant la question de la littérature dans ces textes qui restituent la vie et l’enseignement d’un jeune rabbi...
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