Une fois, il y a environ 20 ans, après un déjeuner bizarre à Madrid avec Julio Iglesias comme invité d'honneur, quelqu'un a servi du champagne à l'heure de l'apéritif. Indépendamment du blasphème de sortir un champagne comme s'il s'agissait d'un cognac ou d'un whisky, je suis un coquin, je suis un gentleman, il a pris le micro et a condamné: "Oh, non, je ne bois que du Krug." Ou quelque chose comme ça.
Le chanteur faisait référence à la boisson pétillante créée en 1843 par Joseph Krug, un Allemand parti en Champagne en France pour travailler comme comptable pour la marque de vins mousseux Jacquesson. Sa philosophie : produire des vins au-dessus de la ligne de flottaison, purs artefacts de plaisir liquide pour les plus aisés. Aujourd'hui, 180 ans plus tard, et 23 ans après que le leader mondial du luxe Louis Vuitton Moët Hennessy a acquis la marque pour environ 170 millions d'euros (LVMH possède également Dom Pérignon, Veuve Clicquot, Moët & Chandon, Ruinart et Mercier), Krug est consolidé par intégration globale pour ce que c'est : une légende parmi les amateurs de champagne. Une légende dont Olivier Krug, la sixième génération, tient désormais les rênes.
Nous avons voyagé sur la planète Krug par une journée glaciale de novembre, d'abord au Mesnil-sur-Oger, où la marque produit un mythe du monde des vins de Champagne comme le Clos du Mesnil, puis à Reims, où la maison est situé.
Dégustation à la Maison Krug, à Reims.Ed AlcockCe sont Rémy et Henri Krug, la cinquième génération de la famille, qui ont eu l'idée, en 1979, de faire un vin uniquement à partir de cette parcelle de seulement 1,8 hectare de cépage Chardonnay située au Mesnil-sur-Oger. Nous sommes dans la Côte dite des Blancs, épicentre du champagne de type Blanc de Blancs ou, ce qui revient au même, au royaume du cépage Chardonnay. Des sols calcaires et un microclimat doux font de ce lieu l'un d...
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