« V ous savez, en vingt-trois ans de carrière à la SNCF, j’ai travaillé dix-neuf fois durant la période de Noël. » Stéphane est contrôleur sur l’axe Atlantique, au départ de la gare Montparnasse, à Paris. Ce week-end de fête, il sera en grève. « Le métier devient difficile, poursuit celui qui est entré à la SNCF en 1999. Nous sommes contraints d’assumer plus de responsabilités, tout en ayant moins de reconnaissance. » Une fois n’est pas coutume, il passera Noël avec les siens. Sa profession l’oblige d’ailleurs à découcher environ huit fois par mois, avec des roulements pour assurer le service sur l’ensemble de la semaine. Il ajoute : « C’est compliqué d’avoir une vie sociale. J’ai rarement mes week-ends, alors mes amis ne m’invitent plus forcément aux événements. On finit par perdre le lien. »
Vilipendés par l...
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