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Bande dessinée Les mauvais garçons ne meurent jamais
Humanite -
21/12
Noir burlesque 2, d’Enrico Marini, Dargaud, 125 pages, 20,50 euros Tout est faux dans ce remake parfait des films et des romans américains des années 1950-1960 mettant en scène la pègre. Tout est en toc mais agencé de façon superbe, de telle sorte que, une fois ouvert, on tient l’album jusqu’à la dernière page, synonyme de happy end incroyable. Dans ce monde de pacotille, même le tableau de Picasso à voler au centre de l’intrigue pourrait être tellement bien imité que l’auteur précise avec une douce ironie que c’est une invention de sa part. Et pourtant, malgré le catalogue exhaustif de toutes les ficelles éculées du genre – les méchants d’opérette, les mitraillettes fonctionnant comme des sulfateuses, des mafieux très méchants mais adorant leur maman –, ça marche très fort ! Enrico Marini se surpasse dans l’agencement de tous les ingrédients qui rendent l’histoire irrésistible et ses héros si séduisants. Terry, alias Slick, et Debby, surnommée Caprice, ont le physique de l’emploi et s’y emploient. Tout roule à la perfection, du dessin aux couleurs, du scénario aux dialogues. En fait, non parce que c’est noir, mais parce que c’est burlesque !
Tout est faux dans ce remake parfait des films et des ... [Courte citation de 8% de l'article original]
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