Qu'elles semblent loin les longues heures d'attente devant les centres de dépistage du Covid-19 avant les fêtes de fin d'année. L'an dernier, à quelques heures des retrouvailles familiales, le gouvernement avait incité les Français à se faire tester pour éviter la propagation du virus lors du repas de Noël. Douze mois plus tard, l'exécutif appelle toujours la population à la vigilance, même si la neuvième vague est repartie à la baisse. Mais la plupart des grands centres de dépistage ont fermé leurs portes. Cette fois, les pharmacies tenteront de prendre le relais.
"Nous constatons déjà une hausse des tests, et la Direction générale de la Santé nous confirme cette orientation", indique à TF1info Philippe Besset, président de la Fédération des syndicats pharmaceutiques de France (FSPF). "Cela devient compliqué, car on nous demande dans le même temps d'accélérer la vaccination", rappelle-t-il. "Nous sommes sous l'eau avec le travail de dispensation des médicaments, notre premier métier. Mais nous ferons le maximum pour absorber la demande à l'approche des fêtes."
Toutefois, les pharmaciens ne vont pas pouvoir se multiplier. "Il va falloir choisir entre les vaccins et les tests", poursuit Philippe Besset. La vaccination, plus efficace à moyen terme, devrait être délaissée dans les prochaines heures. "Dans les jours qui précèdent Noël, nous privilégions les tests."
Du côté des laboratoires aussi, les biologistes se préparent. "Nous nous attendons à une hausse de la demande, et nous la voyons déjà, mais pas dans les mêmes proportions que l'année dernière, lorsqu'il y avait une quantité faramineuse de tests", indique à TF1info Lionel Barrand, président du syndicat Les Biologistes médicaux, qui réalise des tests PCR. "Nous serons loin de ce que nous avons connu en 2021, et heureusement, car cela avait été extrêmement difficile à gérer. Pour l'instant, nous avons de la marge, nous pouvons encore monter en puissance sur le dépistage."
Il ne devrait pas non plus y avoir de problème de délai avant d'obtenir le résultat, "si le nombre de tests reste dans des proportions raisonnables", poursuit Lionel Barrand, qui préconise toutefois aux Français de s'y prendre à l'avance. "Si 60 millions de Français veulent se tester le 23 ou le 24 au matin, évidemment, nous ne pourrons pas répondre à la demande. En revanche, si la quantité de tests est limitée, il n'y aura aucune difficulté à sortir tous les résultats à temps."
Troisième solution, plus rapide, mais moins fiable : les autotests. Commercialisés à grande échelle depuis plus d'un an, ils donnent une première indication sans passer par un professionnel de santé, même si le résultat doit souvent être confirmé par un test antigénique ou PCR. Le Covars, successeur du Conseil scientifique, appelle d'ailleurs les Français à les utiliser. "Afin de protéger les plus fragiles durant la période de fêtes, et en complément des messages sur la vaccination, une communication renforcée faisant la promotion de l'utilisation des autotests de dépistage pourrait renforcer le niveau d'appropriation de la gestion du risque", écrit-il dans son avis du 16 décembre.
D'après Philippe Besset, il n'existe aucun problème de st...
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