26 juin 1976, Tokyo. C'était censé être le «combat du siècle» entre deux immenses stars. Le Nippon Budōkan, mythique salle au cœur de la capitale japonaise, est complet. D'un côté, Mohamed Ali –sans doute le plus grand boxeur de l'histoire–, 33 ans et roi incontesté des poids lourds. De l'autre, Antonio Inoki, colosse japonais de 1,90m, véritable star du puroresu (catch japonais).
Du second, le grand public occidental ne se rappelle que sa pathétique performance face au boxeur: le Japonais a passé la quasi-totalité des quinze rounds de trois minutes sur le dos, essayant de faucher les jambes de son adversaire. Mohamed Ali n'aura lancé que six coups de poing pendant ces quarante-cinq minutes. Ce qui devait être le premier combat de MMA entre deux légendes de leur sport respectif s'est transformé en vaste blague. On s'en souvient encore aujourd'hui comme du «combat le plus ennuyeux de l'histoire».
En réalité, plusieurs conditions avaient été imposées à Antonio Inoki pour cette confrontation qui devait, à la base, être scénarisée et chorégraphiée comme un combat de catch. Selon Jim Murphy, un journalis...
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