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Air France coupe les cheveux en quatre
Humanite -
18/12
La compagnie aérienne Air France, soucieuse de son image de marque, discrimine-t-elle ses salarié·es en fonction de leur apparence physique pour écarter celles et ceux qui ne correspondent pas à ses standards ? C’est la question épineuse qu’est venue récemment trancher la Cour de cassation. Rappelons les faits. En 2012, un employé de la compagnie, steward depuis de longues années, décide de se rendre à son travail sans sa perruque de cheveux lisses qui dissimulait jusqu’alors sa coiffure : des tresses africaines. Ce qui n’est pas du goût d’ Air France, qui lui refuse l’embarquement et le sanctionne de cinq jours de mise à pied. L’employeur estime que cette présentation capillaire viole son règlement intérieur, qui impose aux hommes une coiffure « extrêmement nette », « limitée en volume », d’aspect « naturel et homogène ». Pourtant, les « tresses africaines » sont autorisées pour les femmes, à condition « d’être retenues en chignon ». En clair : les hommes portent des cheveux courts et les femmes des cheveux longs – mais disciplinés. Où l’on voit poindre tant des stéréotypes de genre que des normes capillaires aussi vieillottes qu’intolérantes.
La compagnie aérienne Air France, soucieuse de son image de marque, discrimine-t-elle ses salarié·es en fonction de leur apparence physique pour écarter celles et ceux qui ne correspondent pas à ses standards ? C’est la question épineuse qu’est venue récemment trancher la Cour de cassation.
Rappelons les faits. En 2012, un employé de la compagnie, steward depui... [Courte citation de 8% de l'article original]
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