Didier Deschamps, chef étoilé

Humanite - 15/12
L’ancien capitaine des Bleus, devenu sélectionneur, affiche un bilan mitigé en termes de jeu, mais il a permis à son équipe de décrocher un nouveau titre mondial en 2018. Et peut-être un troisième, dimanche. Avec lui, c’est souvent « la France qui gagne à la fin ».

Il faut se souvenir que Didier Deschamps a rarement fait l’unanimité, que ce soit en tant que joueur, en tant qu’entraîneur et encore moins en tant que sélectionneur. En revanche, son palmarès ne souffre aucune contestation. Seuls avant lui Franz Beckenbauer et Mario Zagallo ont connu le privilège de soulever la Coupe du monde à la fois comme joueurs et comme sélectionneurs. La deuxième étoile sur le maillot frappé du coq, ce titre mondial à la fois espéré et inespéré, cette nouvelle communion – même éphémère – de centaines de milliers de Françaises et de Français dans les rues de l’Hexagone, le 15 juillet 2018, c’est en grande partie à Didier Deschamps qu’on les doit.

Lorsqu’il succède à Laurent Blanc à l’été 2012, il récupère « une sélection en lambeaux après un Euro raté » (l’Humanité, 16 juillet 2018). En même temps qu’il impose aux sélectionnés un code de conduite strict, signal fort envoyé à une opinion publique toujours marquée par le désastre de Knysna en 2010, il effectue des débuts plut...
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