C'est le gros buzz de ces derniers jours, un âge d'or avec une production d'énergie abondante et décarbonée serait presque imminent suite à une annonce des chercheurs de la National Ignition Facility (NIF) du mythique laboratoire national Lawrence Livermore (LLNL), en Californie. Mais à y regarder de plus près – Futura avait commencé de l'expliquer dans un article récent – tout indique qu'il faut garder la tête froide comme nous l'ont confirmé des commentaires en provenance du CEA que nous avons contacté à cette occasion.

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Ces derniers jours, les réseaux sociauxréseaux sociaux se sont largement enflammés suite aux annonces dans un communiqué du laboratoire national Lawrence Livermore (LLNL). On pouvait y lire que, pour la première fois, l'on avait atteint tout à la fois ce que l'on appelle l'ignition et le breakeven dans l'histoire de la quête de la fusion thermonucléaire contrôlée, ou pour le moins en explorant la voie de la fusion inertielle.

Inutile d'attendre les résultats des expériences de fusion par confinement magnétique devant aboutir aux mêmes résultats au cours des années 2035 avec IterIter, on allait donc pouvoir probablement décarboner rapidement la production d'énergieénergie électrique bien plus tôt et plus rapidement que prévu, ce qui permettrait de garder notre niveau de vie tout en luttant efficacement contre le réchauffement climatiqueréchauffement climatique.

Une excellente présentation de la fusion inertielle. © CEA, DRF

Sauf que, le LLNL a sa manière bien à lui de définir ce que sont l'ignition et le breakeven et déjà ces dernières années, comme Futura l'avait expliqué dans le précédent article ci-dessous, il avait parlé de progrès historiques avec la fusion inertielle. Dans cet article basé sur les précédents expliquant ce que fait depuis un moment déjà le LLNL avec des faisceaux laserlaser pour reproduire des réactions thermonucléaires similaires à celles à l'intérieur du SoleilSoleil, nous avions mis en garde contre la communication du LLNL et tout récemment nous avions commencé à expliquer dans un article pourquoi cette communication à destination des décideurs états-uniens était trompeuse.

Généralement, atteindre l'ignition signifie que l'on sait déjà atteindre le breakeven et ensuite, et surtout, que la réaction s'auto-entretient d'elle-même. Le breakeven nécessite de produire plus d'énergie avec la machine que l'on utilise, qu'elle n'en consomme pour allumer une réaction thermonucléaire de fusion.

Ni l'ignition ni le breakeven... sauf dans ce dernier cas à le définir au niveau de l'énergie injectée uniquement dans le carburant thermonucléaire n'ont été atteints avec les 192 lasers à ultravioletsultraviolets bombardant une cible dans une sorte de mini-four en or (vaporisé lors de la réaction, ce qui veut dire que la machine à plus grande échelle consommerait des tonnes et des tonnes d'or) constituée d'isotopesisotopes de l'hydrogènehydrogène...

Nous en avons eu la confirmation par le CEA, qui nous a donné les explications suivantes avec l'autorisation de les reproduire :

« Nous travaillons aussi au CEA sur cette piste, avec le laser Mégajoule près de Bordeaux qui est en cours d'assemblage. Il s'agit de concentrer de l'énergie sur une « cible » à l'aide de lasers, jusqu'à atteindre le point où cette énergie apportée par les lasers génère des réactions de fusion nucléaire (donc de l'énergie) au niveau de cette cible.

On avait pas mal décrit le phénomène l’année dernière.

Ici, les chercheurs américains ont réussi à obtenir plus d'énergie générée par les réactions de fusion que celle amenée par les lasers.

Dépasser ce rapport 1 est important : c'est la preuve que cela fonctionne et qu'on peut obtenir de l'éner...
[Courte citation de 8% de l'article original]