À l’heure où l’équipe de France fait tomber record sur record (53 buts pour Giroud, 143 sélections pour Lloris), il en est un qui résiste encore à la voracité sportive des hommes de Deschamps : celui de la longévité sous le maillot bleu. Quinze ans et dix mois. Jusqu’à ce jour, il reste la propriété de Larbi Benbarek, gamin de Casablanca, au Maroc, devenu la « perle noire » du foot français, entre 1938 et 1954. Un symbole, parmi tant d’autres, de l’histoire entremêlée des deux nations qui vont s’affronter, ce mercredi, en demi-finale de la Coupe du monde au Qatar.
Car, évidemment, ce France-Maroc (TF1, 20 heures) est bien plus qu’un simple match. Première équipe africaine à atteindre ce niveau de la compétition, les Lions de l’Atlas portent tous les espoirs d’un continent et d’un monde arabe que les médias éclairent, pour cette fois, d’une lumière positive. « Du Yémen à la Syrie, en passant par l’Irak, la Côte d’Ivoire, le Ghana… partout, des gens exultent. Et même en Europe, dans des quartiers, aux Pays-Bas, en Belgique, en Espagne… se réjouit l’écrivaine franco- marocaine Leïla Slimani, interrogée par l’Équipe. Il y a une expr...
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