Claude Haagen : «Ce n’est pas un seul camp qui détient la vérité absolue»

David Marques - LeQuotidien - 12/12
La guerre en Ukraine, la sécheresse et l’explosion des prix de l’énergie pèsent lourdement sur le ...

Le ministre de l’Agriculture, Claude Haagen, évoque les tensions qui existent autour de la nouvelle loi agraire. La volonté de rester à l’écoute d’un secteur se disant dos au mur reste présente. Un sommet entre le gouvernement et les acteurs du secteur agricole doit avoir lieu en 2023.

La guerre en Ukraine, la sécheresse et l’explosion des prix de l’énergie pèsent lourdement sur le secteur agricole. S’y ajoute un bras de fer acharné sur le futur cadre législatif qui va s’appliquer aux agriculteurs luxembourgeois. Au bout d’une première année très compliquée à la tête du ministère de l’Agriculture, Claude Haagen dresse le bilan.

Au moment de succéder à Romain Schneider, début janvier, vous aviez annoncé vouloir mettre l’accent sur le dialogue avec le terrain afin d’apaiser des tensions déjà existantes. Près d’un an plus tard, les relations avec les agriculteurs restent toutefois très tendues. S’agit-il d’un échec?  

Claude Haagen : Je continue à miser sur le dialogue. Et ce dialogue avec le terrain est intact. Les réunions, pourparlers et discussions sont nombreux. On se réfère toujours à la situation avant mon arrivée. Je n’ai aucune influence là-dessus. Dès le départ, ma porte était ouverte. Mais bien évidemment, il existe des dossiers tels que le Plan stratégique national (PSN) pour transposer la politique agricole commune (PAC) ou la loi agraire, où il n’est pas évident de prendre des décisions, d’autant plus que nous devons faire face à une situation de guerre et de pandémie. Déjà, en temps normal, les discussions sont compliquées.

Les critiques émanant du secteur sont toutefois très sévères. Les jeunes agriculteurs affirment sans détour que vous ne les prenez pas au sérieux, que leurs propositions pour la...
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