"Répondre aux besoins critiques de l’Ukraine" : c'est l'un des objectifs que se sont fixés les participants à la conférence qui va se dérouler, mardi, à Paris. Sous l'égide d'Emmanuel Macron, "des chefs d'Etats, des chefs de gouvernements, des ministres" de 47 pays seront représentés, a indiqué l'Elysée, pour soutenir Kiev.
Concrètement, la conférence va se dérouler en deux temps. Elle se concentrera le matin au Quai d'Orsay sur l'aide internationale d'urgence, pour tenter de permettre au pays attaqué par la Russie en février de conserver des infrastructures essentielles en état de marche (énergie, eau, alimentation, santé et transports). "L'hiver est déjà là, on a des températures qui sont très négatives donc il y a un véritable enjeu immédiat", a expliqué l'Elysée vendredi, évoquant "l'urgence de la résilience civile de l'Ukraine".
Le soutien, financier ou en nature, "devra arriver en Ukraine avant la mi-mars", a ajouté la présidence, insistant sur le "constat qu'il nous manquait pour l'aide d'urgence un mécanisme de coordination" pour identifier les besoins ukrainiens et savoir en temps réel quel pays propose quelle aide. Autour de la table : 47 pays, donc, mais aussi le secrétaire général des Nations Unies Antonio Guterres. Le président ukrainien Volodymyr Zelensky interviendra, lui, en visio-conférence. Le Fonds monétaire international (FMI) sera là, tout comme la Banque mondiale par l'intermédiaire de responsables régionaux.
Seconde étape : l'après-midi, au ministère des Finances. L'événement aura une tournure plus bilatérale puisque quelque 500 entreprises françaises - du CAC 40 aux start-up du numérique - seront conviées pour un échange cette fois porté sur le long terme. Après une nouvelle allocution du président ukrainien et un discours d'Emmanuel Macron sur place en présence du Premier ministre ukrainien Denys Chmyhal, des tables rondes évoqueront les secteurs des infrastructures, technologies et digital, santé, énergie et agroalimentaire. Les groupes Crédit Agricole, Alstom, Enedis, Atos, Sanofi, Lactalis et l'incubateur Station F seront notamment présents mardi, ainsi que le Medef et la chambre de commerce franco-ukrainienne.
Dans le camp français, on aborde ce raout diplomatique avec confiance. Même si elle intervient après les conférences de Lugano, Varsovie et Berlin ces derniers mois, cette réunion veut tenir compte de la nouvelle stratégie russe de très intenses bombardements entrepris depuis le mois d'octobre sur les infrastructures ukrainiennes.
Ce dimanche, Emmanuel Macron "a réaffirmé au président Zelensky que l’Ukraine pourra compter aussi longtemps qu’il le faudra sur l’appui de la France pour voir sa souveraineté et son intégrité territoriale pleinement rétablies", a indiqué l'Élysée. "Nous avons synchronisé nos positions avant un sommet virtuel du G7 et la conférence de soutien à Paris. Nous avons discuté de la mise en œuvre de notre plan de paix en dix points, de coopération dans la Défense et de stabilité énergétique", a aussi tweetté le président ukrainien.
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