Mostapha Romli : « Proposer une biennale accessible aux Casablancais »

Sylvie Rantrua - LePoint - 10/12
ENTRETIEN. Initiateur de la Biennale internationale de Casablanca qui met à l’honneur les arts dans toutes leurs dimensions, Mostapha Romli en explique le sens.

Enfin ! Après deux ans de report, en raison de la pandémie du Covid, la Biennale internationale de Casablanca (BIC) a pu lancer sa 5e édition, en fêtant ses 10 ans, dans trois lieux d'exposition : American Arts Center, SoArt Gallery et BIC Project Center. Les 17 artistes invités, avec une belle représentation internationale et féminine, mettent en scène des questions contemporaines qui traversent les sociétés, qu'elles soient du Sud ou du Nord : la question du genre, de la race, de la décolonisation, de l'éducation. Mostapha Romli, photographe, mais également fondateur et président de la Fondation Premium Maroc, porte cette biennale à bout de bras. Il s'est confié au Point Afrique.

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Le Point Afrique : Nous en sommes à la cinquième édition de la Biennale internationale de Casablanca. Pouvez-vous retracer l'historique de cette biennale et vos objectifs en lançant cet événement ?

Mostapha Romli : La Biennale a démarré en 2012, avec pour volonté de monter un événement international, pas seulement pour des artistes marocains, mais plutôt avec des artistes d'autres pays, pour confronter différents regards. Nous voulions, dès le départ, proposer une plateforme plus ouverte et pas seulement cloisonnée à une nation.

Le deuxième objectif était de proposer une biennale accessible à la population de la ville, aux Casablancais. Lorsque nous avons commencé en 2012, il n'y avait pas de musée d'art contemporain au Maroc. Maintenant, nous en avons un à Rabat et un autre à Marrakech.

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