Rappel de vaccin contre le Covid-19 : comment convaincre les personnes les plus fragiles ?

LCI - 10/12
[VIDÉO] - Face à l'augmentation des cas de Covid-19, de nombreuses questions se posent. Est-ce le bon moment pour recevoir une dose de rappel ? Faut-il remettre le masque en public ? Pour y répondre, l'infectiologue Anne-Claude Crémieux était l'invitée du 20H de TF1.

Face à l'augmentation des cas de Covid-19, de nombreuses questions se posent.
Est-ce le bon moment pour recevoir une dose de rappel ? Faut-il remettre le masque en public ?
Pour y répondre, l'infectiologue Anne-Claude Crémieux était l'invitée du 20H de TF1.

Face à la triple épidémie qui sévit en France, avec la juxtaposition du Covid-19, de la grippe et de la bronchiolite, et des messages de prévention qui ont du mal à passer, le gouvernement a appelé solennellement ce vendredi les Français à un "sursaut" avant les fêtes de fin d'année, les enjoignant à se faire vacciner et à remettre le masque dans les transports. Seulement "2,8 millions de personnes sont vaccinées contre le Covid-19 depuis début octobre, c'est bien moins que nos voisins européens", a souligné le ministre de la Santé, François Braun.

La protection baisse de façon substantielle après six mois, de l'ordre de moins 20 points.

Anne-Claude Cremieux, infectiologue à l'hôpital Saint-Louis à Paris

"C’est vrai que le risque est moins palpable", reconnaît dans la vidéo en tête, Anne-Claude Cremieux, infectiologue à l'hôpital Saint-Louis à Paris. "Mais il faut que les gens comprennent qu’aujourd’hui, nous hospitalisons des personnes âgées, dont le dernier rappel date de plus de six mois, parce que la protection baisse de façon substantielle après six mois, de l'ordre de moins 20 points", insiste-t-elle. Cette situation aboutit à ce que "les personnes susceptibles de faire une forme sévère ont plus de chances d’aller à l’hôpital". "Il faut donc renforcer cette protection, d’autant qu’on a des variants, des sous-variants qui échappent un peu plus à l’immunité. Et on a un bon vaccin adapté à ces sous-variants", précise la scientifique.

"Avec un masque FFP2, le risque est réduit de 80%"

En revanche, Anne-Claude Crémieux reconnaît que "les moins de soixante ans ont très peu de formes sévères, pratiquement pas en dessous de 50 ans", dit-elle. "Chez ces personnes, l’enjeu n’est pas tellement de protéger contre les hospitalisations, c’est de réduire le risque d'infection et de transmission. Mais attention, cette protection est incomplète de l'ordre de 60% et surtout, elle est transitoire. Donc cela ne dispense absolument pas du masque est de se faire un test en cas de symptôme", conseille-t-elle.

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Du coup faut-il rendre le masque obligatoire ? Pour Anne-Claude Crémieux, "c’est très regrettable que les personnes à risque ne portent pas de masque dans tous les lieux clos confinés. Parce qu’il faut rappeler que le vaccin est la meilleure protection contre le fait d’être hospitalisé. Mais le masque est la meilleure protection contre le fait d’être infecté", admet-elle. 

Elle ajoute : "Porter un masque, c’est se protéger. Porter un masque chirurgical, c’est réduire le risque de deux tiers d’être infecté. Porter un masque FFP2, pour les personnes immunodéprimées, on le réduit de 80%. C’est donc un très bon outil de protection", conclut l'infectiologue.

V. F.

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