La suite de réformes libérales imposées aux pays développés depuis les années 1970, visant à réduire les droits civiques et sociaux que les citoyens y ont conquis, a produit ce qu’on nomme improprement la « crise de la démocratie » – en fait, la contestation du bien-fondé de l’élection, de l’irresponsabilité des dirigeants et de l’indécence de la politique. Pour répondre à cette « crise », les pouvoirs en place s’évertuent désormais à associer les citoyens à la prise de décision en les invitant à participer à la confection de budgets locaux ou à faire entendre leur voix dans des assemblées débattant de problèmes publics qui les concernent.
C’est ce que le gouvernement français a fait, en 2019, en installant, dans l’espoir de solder la révolte des gilet...
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