Abdel, notre frangin. L'autre mort du 5 décembre 1986

Humanite - 06/12
Vendredi, au cinéma l’Étoile de La Courneuve, le film de Mogniss Abdallah, Abdel pour mémoire, a été projeté avant celui de Rachid Bouchareb, en présence de la famille, qui a reçu le soutien de la Ligue des droits de l’homme.

«Où est le corps d’Abdel Benyahia ? » titre Libération, le lundi 8 décembre 1986, soit deux jours à peine après la mort d’Abdel. Que s’est-il passé entre le moment où Abdel s’écroule sur le trottoir dans la nuit du 5 au 6 décembre et l’annonce officielle de sa mort ? Les 48 heures qui ont suivi son assassinat, ses parents, ses frères vont faire le tour des hôpitaux, appeler la police, s’accrochant à l’idée qu’Abdel n’est pas mort puisqu’il a été emmené par le Samu. En vain.

Voir aussi :
Reda Kateb : « Ce film donne une voix aux morts anonymes »

Le ministre de l’Intérieur d’alors, Charles Pasqua, et Robert Pandraud, ministre de la Sécurité, décident de cacher la mort d’Abdel. Le même jour, Malik Oussekine trouve la mort sous les coups des voltigeurs, les pelotons motorisés de Pasq...
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