Ecologie et libération animale, l’équation impossible

Atlantico - 14/05
Paul Sugy publie « L’Extinction de l’homme : le projet fou des antispécistes » aux éditions Tallandier. La cause animale nous préoccupe, et défendre les animaux maltraités est légitime. Mais les mouvements végans sont traversés par une dérive inquiétante : l’antispécisme. Ces militants jugent que la consommation de viande est une pratique barbare, une discrimination envers les animaux qu’ils comparent à du racisme. Extrait 2/2.

Il faut bien comprendre que les finalités poursuivies par les écologistes et les antispécistes ne sont pas du tout les mêmes : l’antispéciste veut agir en faveur de l’intérêt des animaux, tandis que l’écologiste veut préserver la planète pour agir en faveur des générations humaines futures, afin qu’elles n’aient pas à supporter demain le coût écologique de nos choix d’aujourd’hui. À quelques exceptions près, les écologistes se situent donc uniquement du point de vue des humains.

D’ailleurs, des controverses intéressantes ont éclaté entre des écologistes et des antispécistes. Celles-ci sont assez bien résumées dans un article de Jean-Baptiste Jeangène Vilmer et Nora Carisse, intitulé « Qui tue le plus ? »  : les auteurs imaginent la confrontation entre une végane, Anne, et une écologiste, Gaëlle. Toutes deux débattent de savoir laquelle a le mode de vie le moins nocif. Certes, Anne ne tue pas elle-même directement des êtres vivants puisqu’elle ne consomme aucun produit issu de leur exploitation mais, n’ayant pas un mode de vie écologique, elle génère certaines formes de pollution qui affectent grandement les équilibres climatiques et ont donc, en fin de compte, une répercussion meurtrière sur les animaux. Quant à Gaëlle, elle ne suit pas un régime végan, et donc elle accepte que l’on tue des animaux pour sa consommation et son plaisir personnel, mais son souci de l’environnemen...
[Courte citation de 8% de l'article original]

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