À l'approche de l'hiver, Moscou poursuit sa stratégie de frappes contre les infrastructures énergétiques ukrainiennes, des tirs "nécessaires et inévitables", a défendu vendredi Vladimir Poutine. Sur le terrain, Kiev déplore déjà 13.000 morts parmi ses troupes, selon un décompte des autorités. En parallèle, les alliés de l'Ukraine, dont l'Union européenne, continuent de durcir le ton contre la Russie, en adoptant le plafonnement du prix du baril de pétrole russe, une mesure en préparation depuis plusieurs semaines. Les relations restent par ailleurs crispées entre la Maison blanche et le Kremlin : Moscou a rejeté un prudent appel au dialogue de Washington, qui a en retour réaffirmé ne pas être disposé à échanger "pour l'instant" avec le dirigeant russe. Retour sur les faits marquants de ce 283e jour de guerre.
Moscou refuse le dialogue avec Washington. Jeudi, Joe Biden s'était dit "prêt" à parler avec Vladimir Poutine si ce dernier "cherche un moyen de mettre fin à la guerre" en Ukraine, en fixant comme première condition un retrait des troupes russes. Des exigences refusées vendredi par le Kremlin : le président américain "a dit de facto que des négociations seraient possibles uniquement après que Poutine sera parti d'Ukraine", ce que Moscou rejette "bien évidemment", a déclaré le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov. "L'opération militaire continue", a-t-il insisté. De son côté, la Maison Blanche a clarifié dans la foulée les propos de Joe Biden la veille : "Il n'a aucune intention d'échanger avec M. Poutine pour l'instant", a déclaré John Kirby, porte-parole du Conseil de sécurité nationale. "Poutine n'a montré absolument aucun intérêt pour quelque dialogue que ce soit - c'est en fait plutôt le contraire", a-t-il poursuivi.
Plafonnement du pétrole russe. Après plusieurs semaines de discussions, les 27 pays de l'Union européenne ont trouvé un accord sur le plafonnement à 60 dollars par baril des prix du pétrole russe après le feu vert donné par Varsovie, a annoncé vendredi à Bruxelles le représentant de la Pologne. La mesure, qui doit être officialisée ce week-end, a été jugée "bienvenue" par Washington. Dans leur sillage, les pays du G7 et l'Australie ont, eux aussi, plafonné à 60 dollars le baril, un mécanisme qui entrera en vigueur lundi "ou très peu de temps après". Lundi débute également l'embargo de l'UE sur le pétrole russe acheminé par voie maritime.
Frappes contre les infrastructures énergétiques. Vladimir Poutine a assuré au chancelier allemand Olaf Scholz que les frappes massives de la Russie contre les infrastructures énergétiques de l'Ukraine, une stratégie qu'il déploie depuis le mois d'octobre, étaient "nécessaires et inévitables face aux attaques provocatrices de Kiev", responsable selon lui des explosions qui ont détruit en partie le pont russe de Crimée et des installations énergétiques russes. Il a par ailleurs accusé l'Occident d'adopter une position "destructrice" en soutenant Kiev, des propos cités par le Kremlin dans un communiqué. Olaf Scholz a demandé de son côté le retrait de ses troupes d'Ukraine pour parvenir à une "solution diplomatique".
"Colis sanglants". Par la voix de son porte-parole de la diplomatie, Oleg Nikolenko, l'Ukraine a affirmé dans un communiqué avoir reçu à plusieurs de ses ambassades en Europe des colis contenant des "yeux d'animaux". "Nous avons des raisons de croire qu'une campagne bien planifiée de terreur et d'int...
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